‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 134 sur 289 · César, Guerre des Gaules, 1. V, vh. XXI · texte numérisé non relu

César, Guerre des Gaules, 1. V, vh. XXI

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Le chef breton attendait encore le résultat de ses plans sur un autre point. Il avait chargé les quatre chefs du Kent, de réunir leurs forces, d'assaillir le camp romain, et de mettre le feu aux vaisseaux. En détruisant leur flotte, il faisait de la Bretagne la prison des Romains. Mais les hommes du Kent furent battus, et le noble et patriotique Cassivelaunus fut contraint par les événements d'implorer la paix que César dut accepter avec joie. L equinoxe approchait : César imposa pour condition de ne plus inquiéter les Trinobantes, de payer un tribut, et de donner des otages. Il ne fut point question de délivrer les armes ni de laisser en Bretagne une garnison romaine, et il y a tout lieu d'admettre que les promesses ne furent point sérieusement données ni sérieusement acceptées. Les Romains regagnèrent immédiatement la côte, et, comme la flotte avait été réparée, ils retournèrent dans la Gaule au mois de septembre (de l'année 54 avant l'ère vulgaire).

Que rapporta cette seconde descente en Bretagne? Les bulletins menteurs de César, sur les richesses de ce pays, furent appuyés par le don d'une cuirasse en perles de Bretagne, qu'il consacra dans le temple de Vénus à la déesse 1 , et Rome fut encore une fois éblouie par les vanteries du proconsul et sa dupe. Le tribut ne fut pas payé, et, à l'exception des malheureux otages, les Bretons étaient aussi libres qu'un an auparavant, avant qu'un nuage léger et passager n'eût obscurci pour un instant les rayons lumineux de leur liberté.

Quand César eut tenu à Sainarobrive (Amiens) l'as-

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