‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 148 sur 289 · W., 1. XL, ch. xlv · texte numérisé non relu

W., 1. XL, ch. xlv

n'était point encore oubliée. Toutefois, Pompée semblait le seul homme qui pût sauver l'État. Bibulus propose dans le sénat de nommer Pompée consul unique ; Caton se joint à lui, et Pompée est prié de se rendre dans la ville et de rétablir Tordre public. Pompée arrive, nommé consul par l'inter-roi Sulpicius: il feint la modestie, témoigne une grande amitié à Caton, mais il est obligé de prêter les mains à l'élection des consuls qui devaient exercer leurs fonctions pendant le restant de l'année 1 . C'est alors aussi que Pompée, veuf de Julie, épousa Cornélie, fille de Métellus Scipion et veuve de Publius, fils de Crassus tué dans la guerre contre les Parthes. Cornélie était belle, musicienne, versée dans la littérature et même dans la philosophie ' ; elle était aussi modeste qu'élégante et sans pédantisme.

Par la mort de Crassus, l'équilibre politique fut dérangé, et par la mort de Julie la gage d'union entre Pompée et César, détruit. La mort de Crassus influa considérablement sur les rapports qui existaient entre Pompée et César. Les trésors et les partisans de Crassus pesaient beaucoup dans la balance et du côté du parti le plus faible ; en épousant la cause de César, Crassus rétablissait le niveau 3 . A la mort de Crassus, qui était le rival dès deux autres triumvirs, l'intérêt des deux survivants était pour Tun, afin de devenir le plus grand homme, de renverser celui qui l'était, et pour l'autre d'y mettre empêchement en perdant celui qu'il crai-

1 . Plutarque, Vie de Pompée, ch. liv. — Dion Cassius, 1. XL, ch. xi>,

XLTI.

Page 1