‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 38 sur 289 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

dépens de son collègue Bibulus. Il donna des jeux et des combats d'animaux, tantôt avec son collègue et tantôt en son propre nom , ce qui fit que la popularité, en retour de ces dépenses, ne s'attacha qu'à lui soûl, quoiqu'elles eussent été faites en commun. Aussi, son collègue Bibulus disait-il, en se comparant à Pollux, que ; comme on avait coutume d'appeler du seul nom de Castor le temple érigé aux deux frères dans le forum, on appelait magnificence de César les libéralités de César et de Bibulus 1 . Pour arriver à ce résultat, César avait donné le spectacle de jeux de gladiateurs en l'honneur de la mémoire de son père, mort préteur en l'année 84, c'est-à-dire vingt ans auparavant. Plus d'un Romain, sans doute, fut surpris d'un sentiment filial si longuement attardé; on pouvait même croire que l'amour filial n'était pour rien dans la chose, surtout quand on se souvenait des oraisons funèbres antérieures qu'il avait prononcées. Mais il ne devait de compte à personne. Dans son combat des gladiateurs, il y eut quelques couples de moins qu'il ne le voulait. Car il en avait fait venir de toutes parts une si grande multitude, que les sénateurs, épouvantés, firent restreindre, par une loi expresse, le nombre des gladiateurs qui pourraient à l'avenir entrer dans Rome. Il n'y en eut cependant pas moins de trois cent vingt couples qui parurent dans l'arène, armés de boucliers et d'armes en argent, ce qu'on vit pour la première fois, dit Pline 2 .

Édile, César ne se borna pas à orner le comitium, le forum et les basiliques; il orna aussi le Capitole 0 et y fit

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