‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 58 sur 289 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Pexil. Serait-ce que la peine est trop légère ? Mais alors que signifie d'observer la loi en un point si peu grave lorsqu'on l'a violée dans un point si important? Qui blâmera l'arrêt dont on frappera les parricides de la République? Qu'on exerce une rigueur sans réserves, mais point d'arbitraire. » Alors César insinue qu'il peut naître d'autres temps, et donne un exemple du danger possible, dans une époque où Cicéron ne sera plus consul. Damasippus et d'autres scélérats de même espèce, ajoute César, avaient sans doute mérité la mort ; mais avec leur supplice commença un massacre qui ne cessa qu'à l'instant où Sylla eut gorgé tous les siens de richesses. Qu'on respecte donc la loi Porcia et d'autres encore, qui permettaient l'exil aux condamnés. Qu'on retienne prisonniers les co-accusés de Catilina, afin qu'ils ne puissent pas grossir les rangs de son armée. Que leurs biens soient confisqués, qu'on les garde en prison dans les plus fortes villes municipales, et que personne ne puisse jamais en référer au sénat ou en appeler au peuple, sous peine d'être déclaré coupable d'attentat contre la République et le salut commun 4 .

L'homme qui émettait cette opinion avait cependant accusé et poursuivi Rabirius, et si César n'avait point été très-actif pour empêcher la conjuration d'éclater, il ne le fut pas non plus pour en punir les auteurs. Catulus et Caton enlevèrent le vote du sénat. César ne montra tant de longanimité dans cette affaire que parce qu'il pensait qu'un jour il serait à la place de Catilina , et en cela il pratiquait la maxime, a ne fais pas à d'autres ce que tu

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