‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 83 sur 289 · Dion Cassius, liv. XXXVIII, ch. m · texte numérisé non relu

Dion Cassius, liv. XXXVIII, ch. m

4. Plutarque, Vie de Pompée, ch. xlvii; id., Vie de César, ch. xiv. — Dion Cassius, liv. XXXVfll, ch. v.

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plus grande joie. II ne s'aperçut pas qu'il n'était qu'une des marionnettes qu'un intrigant habile faisait jouer a son profit. Quant au sénat, il fut blessé par ce procédé des trois acteurs, par ces paroles de Pompée, indignes de luimême , irrévérencieuses envers le sénat , et qu'on aurait pardonnées à l'irréflexion d'un jeune homme.

Le jour des comices arrivait : le peuple devait voter sur la loi agraire Julienne. Bibulus avait gagné trois tribuns; il menaçait d'interroger les augures pendant les jours que seraient assemblés les comices. César ne se déconcerta pas : il avait des armes plus dangereuses. Pompée avait distribué dans Rome un certain nombre de ses vétérans : il avait même eu la précaution d'occuper militairement, pendant la nuit, le Forum. Lorsque, dès le matin, César ouvrit les débats, et que du péristyle du temple des Dioscures il harangua le peuple, Bibulus,- son collègue, parut avec son parti et cherchait à s'approcher de César. .Mais à peine avait-il prononcé quelques paroles, qu'on le précipita en bas des degrés du temple, qu'on lui brisa ses faisceaux consulaires , et qu'on le chassa enfin de la place publique. Les tribuns amis de Bibulus furent maltraités. Caton eut beau s'opposer, se laisser arracher de la tribune et conduire en prison à l'instigation de César, la loi fut sanctionnée par toutes les tribus 4 . Bibulus chercha encore une fois à faire rejeter la loi par le sénat; mais là il trouva peu d'adhérents. César, de son côté, s'empressa de faire sanctionner par serment la loi dans les tribus, et par un nouveau plébiscite, il força les

4. Dion Cassius, 1. XXXVIII, eh. vi. — Âppfcn, Guerres civiles, ht. II, ch. xi, xii. — Pl«tarque, Vie de Pompée, ch. xlvhiî id., Vie de Caton »in., ch. xxxn.

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