‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 9 sur 289 · Velléiu» Paterculus, liy. II, ch. xyir · texte numérisé non relu

Velléiu» Paterculus, liy. II, ch. xyir

P. Sulpicius Rufus, homme d'honneur dans le passé, de talent et de mérite, aimé du parti de la noblesse et considéré du peuple, mais criblé de dettes , et qui, pour chercher son salut, s'était jeté dans le parti populaire 1 . P. Sulpicius parut se donner la tâche de désavouer la conduite vertueuse qui lui avait valu l'estime de ses concitoyens et les plus hautes dignités de la République 2 . Il proposa l'inscription, dans les tribus, de nouveaux citoyens et des affranchis. Par ce moyen, les assemblées populaires devaient devenir l'organe complaisant de ses projets futurs. Pour déjouer le succès de cette rogation ou demande, les consuls proclamèrent des vacances dans les affaires publiques. Alors Sulpicius a recours à des violences et à des meurtres : les consuls, pour échapper à la mort, sont obligés de prendre la fuite s . Sulpicius réussit à faire nommer Marius a la place de Sylla comme général en chef dans la guerre contre Mithridate. L'ambition de Marius le rendit coupable de la guerre civile qui devait suivre 4 . Sylla s'était rendu auprès de son armée à Nola en Gampanie, à l!iO milles environ, 200 kilomètres au sud de Rome, pour la conduire en Asie; des tribuns militaires envoyés par Marius, arrivent et somment Sylla de leur remettre l'armée. Celui-ci, à bout de patience, ramène aussitôt ses légions vers Rome; il partage son armée en deux corps, et y entre par les portes Esquiline et Colline. Il reste vainqueur; les marianistes sont obligés de quitter la ville; Sulpicius, Ma-

1. Plutarque» Vie de Sylta, ch. vni. — Appien, Guerres civiles, liv. I, ch. i.v.

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