I. Pline, Histoire naturelle^ 1. IX, ch. xxxv (St
semblée de la Gaule, el qu’il eut reçu les témoignages de fidélité des chefs gaulois, la récolte de cette année (54) n’ayant pas été abondante à cause de la sécheresse, il fut obligé d’établir les quartiers d’hiver de l’armée autrement que les années précédentes, et de distribuer les légions dans diverses contrées. Il en envoya une chez les Morins sous les ordres du lieutenant G; Fabius; une autre chez les Nerviens sous le commandement de Q. Cicéron, frère de l’orateur; une troisième chez les Essues (les habitants de Séez en Normandie), sous celui de L. Roscius; une quatrième avec T. Labiénus, chez les Rèmes, près des frontières desTrévires; il en plaça trois dans le Belgium (la Picardie, l’Artois et le Beauvaisis), et mit à leur tète M. Crassus, son ((uesteur, L. Muuatius Plancus et C. Trébonius, scs lieutenants. La légion qu’il avait récemment levée au delà du Pô, et cinq cohortes, sous la conduite de Q. Titurius Sabinus el de L. Aurunculéius Colla, furent envoyées chez les Eburons, dont le pays, situé en grande partie entre la Meuse el le Rhin, était gouverné par Arabiorix et Cativolke. Tous ces quartiers d’hiver étaient contenus dans un espace de cent mille pas' .
César était encore dans la Gaule transalpine, quand il apprit que les Carnutes (peuple entre la Seine el la Loire, dans l’Orléanais, le Vendômois et la Beauce) avaient tué Tasgélius, homme de haute naissance, dont les ancêtres avaient régné sur cette nation. Ce traître à sa patrie avait été rétabli trois ans auparavant dans sa royauté à cause des services qu’il avait rendus aux Ro-