‹ Le grand perturbateur romainChapitre 139 sur 277 · Plutarque, fie de Pompée^ ch. liv · texte numérisé non relu

Plutarque, fie de Pompée^ ch. liv

3. /</., Tic de Pompée^ ch. xLVij. — \le de Ctsar^ ch. xxfiu.

HISTülKE DK CÉSAR.

gnail. Il y avait deux individualités l'une en l'ace de l’autre, et pereonne entre elles pour aplanir la disproportion. Mais cette mort ne fit point accélérer pour César l’exécution de ses projets. Pompée, qui avait autrefois espéré pouvoir facilement perdre l’homme que lui-même pensait avoir élevé, commençait à craindre sa rupture avec lui : il chercha donc ardemment à se saisir de la dictature. Mais il n’entrait point dans ses desseins de rétablir un ordre et une tranquillité durables, car il ne prit aucune mesure pour empêcher le retour de l’anarchie momentanément expulsée. Il quitta nonchalamment Rome sans avoir pris aucun soin de donner des successeurs aux magistrats en fonction. Aussi, les vieilles querelles se renouvelèrent-elles entre les candidats ; elles s’envenimèrent même parce que Milon et Clodius se trouvaient du nombre et que le dernier augmentait sa bande. Les consuls Domitius Cal- \inuset Valérius Messala ne purent réussir à faire aboutir les élections, et les mesures prises par le sénat ne furent pas plus heureuses.

L’année 52 commençait sans que Rome eût ni consuls ni préteurs, et les inter-rois étaient sans puissance, sans force; l’anarchie la plus complète régnait dans la ville pendant les premiers mois de l’année', (’ulvinus et Messala ne furent que cinq mois en fonction, et pendant ces cinq mois, il y eut des troubles et même des rixes et des combats, parce que deux ennemis mortels dont l’un, .Milon, briguait le consulat et l’autre, Clodius, visait à la préture, se trouvaient en presence.

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