‹ Le grand perturbateur romainChapitre 159 sur 277 · Ciceru» ad Atlicum, X · texte numérisé non relu

Ciceru» ad Atlicum, X

3. Dion Ca^aiuâ, i« XLtll, cli. xvui. — Velléius Palerculus, I. II, ch. XLix. 3. Velléiua Paterculua, iOid,

avait fait scs preuves de courage et de bravoure, qui ne connaissait d’autres considérants que ceux de son chef. César ne dépendait de personne, tout obéissait sur un signe de lui. Pompée, au contraire, dépendait de son parti, des grands, qui ne donnaient pas seulement des conseils, mais (jui voulaient encore régner et commander avec lui'. Les grands se divisaient en deux camps: les timides et les furieux. Les premiers étaient riches; ils voulaient jouir en paix de ce qu’ils possédaient ; ils vivaient dans leurs villas et dans les villes municipales, et attendaient les évéïieinents. Les secomls n’étaient point mus par une tension e.xcessive, un fanatisme politiique, ni par un enthousiasme dégénéré; mais par le désespoir et les passions les plus viles. Ils avaient des créanciers; ils voulaient non-seulement se débarrasser de leurs dettes, mais récupérer aux dépens de leurs concitoyens ce qu’ils avaient gaspillé. Ils poussaient à la résistance, à la guerre. La désunion et la méfiance étaient dans le parti de Pompée; l’unité et une confiance sans bornes dans celui de César. Dans ce dernier parti s’étaient rangés les pervers, les endettés, qui comptaient bien sur l’absence de moralité et de vertu du chef, mais aussi sur sa reconnaissance. Ils voulaient amortir leurs dettes en tuant ou en intimidant leurs créanciers, occuper les places et s’enrichir des spoliations faites à la République. 11 faut ajouter à tout cela que l'adversité avait mortifié Pompée et que sa fierté le poussait à la dureté et à des menaces, dont la conséquence fut qu’on craignait scs victoires et ({u’on acceptait César comme

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