‹ Le grand perturbateur romainChapitre 178 sur 277 · Plutarque, Vie de firtitus, ch. v · texte numérisé non relu

Plutarque, Vie de firtitus, ch. v

HISÏOllîE DE CÉSAIl. 2!I7

que les charmes physiques. Brulus s'élail, comme Pompée, enfui à Larissa ; de là il se rendit auprès de César qui chérissait le fils par amour pour sa mère.

En sortant de la vallée de Tempé, Pompée était monté sur un petit bateau et longeait la côte, lorsqu’il rencontra un bâtiment marchand dont le propriétaire le connaissait ; il le prit à son bord, et passa devant Âmphipolis sur le Strymon, où il resta à l’ancre une seule nuit. De celte ville, il publia un édit qui appelait toute la jeunesse de la province. Grecs et citoyens romains, à venir lui prêter serment. Sur la nouvelle de l’arrivée de César, il partit et arriva en peu de joure à Mitylène, où il voulait chercher sa femme Cornélie et son fiIsSextus'. De Lesbos, le malheureux Pompée se rendit en Égypte; il courait se jeter dans les bras de la mort.

César crut devoir poursuivre Pompée, n’importe où il se fût retiré, pour l'empêcher de lever de nouvelles troupes et de recommencer la guerre. Dans cette vue, il faisait chaque jour les plus fortes marches <|u’il pût avec sa cavalerie ; une légion avait ordre de le suivre à petites journées*. Ensuite César traversa l’Hellespont sur un frêle canot, se rendit à Rhodes, et apprenant que Pompée avait pris le chemin de l’Égypte, il y arriva aussi après trois jours de navigation.

César avait donné le gouvernement de la province d’Asie' à Cn. Domitius Calvinus, en lui ordonnant de défendre cette province avec trois légions. Quand César arriva en Égypte, il n’avait avec lui que trois mille deux

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