I. Hirtiuü, Cuerrf ü’ Alexandrie, di. lxi
IIISTOllU'. I»E CESAII.
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irréparables; que IMiariiaces sorlit ensuite du Pont sans retard, et (|u’à celle condition il le laisserait dans la paisible possession du royaume du Bosphore. Mais cette condescendance rendit précisément Pliarnaces arrogant et inuliti. Il se confia en une folle sécurité, fut surpris et battu à Zéla, au sud d’Amaséa. César fut si heureux du peu de temps qu’avait coûté cette campagne que, dans sa joie, il écrivit une lettre à un de ses amis à Rome, dans laquelle se trouvait la phrase laconique suivante : « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu *. » Dans son trajet d’Égypte en Asie .Mineure, César avait reçu à .Antioche l’hommage de plusieurs rois, tyrans, gouverneurs de provinces, etc., etc. Parmi eux parut aussi l’idumcen Antipater. César, qui n’avait rien du caractère arian ni rien de l’élévation, de la noblesse de sentiment des Grecs de la belle époque, ayant peutêtre conscience du bénéfice qu’il pouvait tirer dans l’avenir de l'aptitude retnarquable mais immorale et dissolvante des Juifs pour les combinaisons d’affaire d’argent de tous genres; César, disons-nous, qui, à l’opposé de Pompée, semble avoir porté une affection et un intérêt particulier aux Juifs, donna le droit de citoyen romain à Antipater, à ce rusé personnage, dont les hommages dépendaient toujours du bonheur de celui auquel ils étaient adressés : il le nomma en outre procurateur de la Judée, reconnut comme grand prêtre Hyrcan, le protecteur d’Anlipater, et promit enfin la reconstruction des murs de Jérusalem que Pompée
1. IMularque, Vie de l, li. — Applcn, Gucrrcx rivile», I. Il,
ch. xci. — Dion CaMtiiiü. I. XLll, ch. tATiii.
IIISKUlih ÜK CKSAIi.
avait fait renverser. Le mépris des anciens pour les Juifs est remarquable. « .\iissi longtemps que les As.syriens, les Modes et les Perses dominèrent dans l’Orient, dit Tacite par exemple', les Juifs furent regardés comme le rebut de leurs sujets. » Les Juifs s'élant donné eux-mêmes des rois, « ceux-ci, continue Tacite, chassés par l’inconstance de la nation, ressaisirent la puissance les armes à la main, et, par tous les forfaits que peuvent oser les rois, par l'exil des citoyens, la destruction des villes, l’assassinat des frères, des femmes, des enfants, ils alimentèrent la superstition, car ils avaient pris pour eux-mêmes le sacenloce, comme soutien de leur puissance. » Ce mépris pour les Juifs, n’empôcba pas César de les favoriser (|uand il en trouvait l’occasion et le profil. Son âme et son esprit étaient identiques à leur âme et à leur esprit.
Quant à Pliarnaces, il s’enfuit dans son royaume du Bosphore où il fut tué, bientôt après son arrivée, pur .\sander, son lieutenant et général. César donna son royaume à Mithridate de Pergame, auquel il avait déjà confié la létrarchie de la Gallo-Grècc ou Galatic. .Ayant réglé selon son bon plaisir les atTaires qui concernaient l’extrême Asie occidentale et l’Asie Mineure, César se mit en roule pour l’Italie, traversa laGalatie et la Bilhynie où il s’embarqua. 11 passa devant l’ile de Lesbos, où M. Marcellus, le consul de l'année 51, avait cherché un asile; après avoir passé quelques jours en Grèce, il débarqua au mois de septembre à Tarenle“ et se rendit incontinent à Brundusium et arriva à Rome au mois de