‹ Le grand perturbateur romainChapitre 194 sur 277 · Cicéron, 2' I’hili|ipi(juc, ch. xx»i · texte numérisé non relu

Cicéron, 2' I’hili|ipi(juc, ch. xx»i

3. l’iutaniuc, fie de Cicimn, ch. xxxix. — CIcùioii, nrf Àlliaim, I. Il, ch. XXII, cl nd Familiare», 1. XIV, ch. XXII.

IIISTOIIIK Itt; ClîSMi.

Duranl la dcniicrc lutte entre Pompée et César, la rnajorilc du public romain simula être pour ce dernier: au moins manifestait-elle extérieurement cette préférence, car elle avait à craindre les troupes de César en garnison à Rome et puis encore son collègue, le consul Servilius. On montrait de la joie «pjand César était vainqueur, de la douleur dans le cas contraire; les uns agissident ainsi en toute sincérité, les autres par pure politique. Car Rome était remplie d'espions et d’affidés (|ui écoutaient'. Après la mort de Pompée, on ne fit plus de difficidté de louer César et d'injurier, de calomnier Pompée. Ce fut alorsà qui inventerait le mieux les honneurs à lui rendre. Tous les Romains, et parmi eux les premiers et les plus considérables, luttaient entre eux pour les propositions ci faire des adulations et des flatteries qui devaient être adressées à César, et il y eut îles luttes serviles lors des votes. Et comme si César avait été présent, les yeux fixés sur eux, tous témoignaient de leur dévouement par des acclamations et des cris d'allégresse; ils espéraient mériter par là de hautes dignités, des sacerdoces cl des récompenses pécuniaires, comme si leur dévouement était sincère, libre et non dicté par les circonstances-.

César entra dans Rome : son retour ne fut pas suivi de proscriptions, au grand déplaisir des uns et à la grande confusion des autres : César ne voulut pas faire de victimes ; n’exagérer la pitié ni la réaction (|iii en sont la suite, l/arislocralic était encore puissante; les

Page 1