I. Druminn, tome III, p. C30 et luivante
HISTOIRE DE CËSAR. 3CI
Gaslalon (Caslona) et Olmlcon (Porciina), et enfin sur G)rduba (Cordoue) et Gades (Cadix). Strabon ' dit que les historiens rapportent que César fit le chemin de Rome à Obulcon en vingt-sept jours ; la distance était de 1800 kilomètres environ; il faisait donc soixante-six kilomètres par jour. Obulcon était à 37 kilomètre* est de Cordoue. Il y avait déjà plusieurs mois que Cn. Pompée assiégeait Ulia : les habitants avaient demandé des secours, et cinq cohortes avec de la cavalerie parvinrent à y pénétrer pendant une nuit orageuse. César alla chercher son ennemi Scxtus Pompée à Cordoue afin d’éloigner le frère aîné d’Ulia. Celle ruse de guerre réussit : la cavalerie de César avait pris en croupe des légionnaires. Lorsqu’ils furent tout près de la ville, les habitants sortirent en foule pour accabler la cavalerie césarienne; mais aussitôt les légionnaires mirent pied à terre et les chargèrent si vivement, que dg toute cette multitude fort peu rentrèrent dans la ville. Effrayé de cet échec, Sexlus Pompée écrivit à son frère de venir promptement à son secours avant que César ne se fût rendu maître de la place. En conséquence de ces lettres, Cnéius Pompée, qui était sur le point de prendre Ulia, quitta le siège de celle ville et marcha sur Cordoue avec ses troupes *.
César était sur la rive gauche du Bétis : il jeta un pont sur le fleuve et y fit passer son armée en trois corps. Le dictateur, maintenant sur la rive droite (du Guadalquivir), ne pouvait parvenir à couper Pompée