Pline, llisloirt naturelle, liv. XXXVI , ch. vi
CÉSAR
apparaître dans sa vérité et dans toute sa grandeur. Rien, chez lui, ne prêta même au ridicule ; ce ne fut pas le cas de celui qui vint après lui.
Sylla mourut en l’année 78 avant l’ère vulgaire, un an après s’étre retiré des aifaires publiques, à l’âge de soixante ans, d’une hémorragie, suite d’une blessure re^me à la guerre. Sur son lit de mort, il s’occupait encore des moyens financiers destinés à subvenir à la réédification du temple du Capitole.
A la nouvelle de la mort de Sylla, sur les espérances qu’il avait conçues des nouveaux troubles suscités par M. Lépidus, le seul des rapaces de la noblesse de ce tcn)ps, etque Cicéron croit pouvoir comparera Verrès, César revint à Rome, mais pour y rester provisoirement inactif: il avait vingt-cinq ans. Son esprit pénétrant comprit seul, parmi les puissants de l’époque que ni une association avec le parti détesté de Marins, ni un effort pour briller au sein de l’aristocratie fondée par Sylla, ne pouvaient siUisfaire sa politique ; mais que la popularité, la guerre et l’utilisation instantanée des circonstances présentes pouvaient seules l’aidera gravir le sommet qu’il voulait atteindre. Il attendit patiemment jusqu’à ce que son temps d’agir fût arrivé; toutefois, en attendant, il seconda toute modification dans l’État, qui pouvait rendre aux tribuns la considération que Sylla leur avait enlevée.
En l’année 77, César accua» Cornélius Dolal)ella, partisan de Sylla, de concussion dans son gouvernement de la province de Mactkioine; mais le sénat acquitta Dolabella. C’est à cette occasion que César fit remarquer son éloquence pour la première fois. Pendant l’hiver de l’année 76, il passa à Rhodes pour prendre des leçons do rhéto-