Pliuo, Histoire ualureUc,\\\\ L\, cli. iv
cÉSAn.
semble que rien ne devait manquer h l’cducalion clan progrès de l’abrutissement populaire, [>oiir que les ambitions personnelles de quelques cbefs révolutionnaires fussent satisfaites. Nous n'entendons pas ici tes hommes de la révolution qui met l’ordre, mais de celle qui le trouble.
Pline dit avec raison que l’abusde la fortune chez les particuliers venait de ce que depuis longtemps on leur avait permis un grand luxe, di‘S qu’il était question de réjouissances publi(jues. Il cite, relativement au marbre et aux colonnes, nn exemple remarquable. Publias Claudius Puleber, l’ennemi de Cicéron, était propriétaire d’une maison qui avait coûté quatorze millions huit cent mille sesterces ou plus de trois millions de francs ^ ; ses passions, son ambition, sa démagogie lui coûtèrent des sommes énormes; il n’est donc pas étonnant qu’il fût, comme son ennemi Milon, écrasé sous un poids de dettes fabuleux.
A l’époque qui nous occupe, les mœurs privées et publiques de la société romaine étaient dans un état de perturbation et de décadence prol'ondes. Le gouvernement consulaire avait ébranlé, sinon détruit, l’unité politique et administrative, interverti la hiérarchie du multiple, qui devait rationnellement fonctionner sous cette unité pour maintenir les mesures et les rapports harmoniques du pouvoir. De plus, ce gouvernement avait ruiné ou transformé les lois et les traditions de la royauté étrusque, pleine d’analogie avec la monarchie grecque des tenqis héroïques des Aganieumou et des Thésée. Exploité dans des vues égoïstes, stimulé d’abord, et plus lard égaré par les orateurs et les avocats, dont réloijuciice tourmentée
Mine, flisluirc nalurelle , li>, di. xxiv.