‹ Le grand perturbateur romainChapitre 75 sur 277 · Dion Casilui, Ut. XXXVU, eh. l · texte numérisé non relu

Dion Casilui, Ut. XXXVU, eh. l

3. Dion Cusiui, Ut. XXXVIII, eh. i. — Vellüat Peterculiu, Ut. U, eh. xuT,

lOG CÉSAB.

tion. Ce que Caton avait fait rejeter dans le sénat César l’obtint malgré lui ; il leur remit le tiers de leur fermage et les engagea en public à ne point enchérir inconsidérément à la prochaine adjudication des impôts^. Il avait non-seulement gagné l’ordre, mais encore les innombrables hordes d’esclaves qui lui appartenaient, prèles à agir si les circonstances le demandaienL La circonspection avec laquelle César évitait toujours l’apparence de poursuivre son propre intérêt pCTSonnel témoigne de son habileté et de sa ruse, de son empire sur lui-méme, de l’art qu’il possédait de sacrifier au moment pour mettre l’avenir en son pouvoir. Ses lois prouvent la profonde connaissance qu’il avait acquise du milieu dans lequel il vivait. Il savait comment il faut agir pour transformer insensiblement l’État et la société, pour confisquer celle -d tout entière à son profit. Il compromit les uns, annihila les autres, ou les riva à sa cause [>ar l’égoïsme et la fortune illicitement acquise. César était absolumen t dénué du sens moral. Cicéron dit : « Il en vint un autre (César) après lui (Sylla), qui, dans une cause impie et une victoire encore plus honteuse, ne se contenta point de confisquer les biens des particuliers, mais qui enveloppa dans la même calamité des provinces et des peuples. Après avoir désolé et ruiné les nations étrangères, nons l’avons vu porter dans son triomphe l’image de Marseille, comme un signe de i’anéantiss^nent de la République, et triompher de cette ville, sans le secours de laquelle nos généraux ne triomphèrent jamais dans les guerres transalpines. Je pourrais rappeler une foule d’autres injustices envers nos alliés, si

Page 1