‹ Le grand perturbateur romainChapitre 87 sur 277 · Ciccro, lu l'uiiii., II · texte numérisé non relu

Ciccro, lu l'uiiii., II

2. PliiKirqiie, Vif de Calnn, ch. XXJIII ; Vie de Cratni.i. ch. \iv.

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mSTÜlRE DE CÈSAB.

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l’cloignant pour un certain nombre d’anne'es, et se saisir ainsi de l’autorité sur le sénat et les comices; il avait appris à ses dépens, et par une douloureuse expérience, combien de préjudice lui avait apporté une Ipop longue absence. L’àme vile de Grassus ne spéculait que sur l'acquisition de nouvelles richesses. Vers le 18 octobre de l’année 59, le peuple élut pour consuls de l’année suivante L. Pison, beau-père de César, et A. Gabinius, favori de Pompée et que G. Gaton poursuivait en vain en l’accusant de corruption*. Ges hommes étaient destinés à maintenir légalement les lois Juliennes, menacées, à ce qu’il paraissait, surtout par Cicéron et M. Gaton. Le tribun Glodius, l’amant de Pompéia, femme de César, fut chargé de tenir Cicéron en échec et de l’épouvanter. Cicéron s’était retiré à la campagne pour ne pas assister aux débats de la loi agraire. Dans l’espoir qu’il accepterait une position qui le mettrait à l’abri de poursuites et qui assurerait son silence futur aux triumvirs. César lui proposa d’étrc son légat dans la Gaule ou d’accepter une mission ayant pour prétexte un vœu qu’il aurait fait". Il lui proposa encore de le nommer au nombre des membres de la commission pour l’exécution de la loi agraire : mais il refusa ces trois propositions. L’année d’ensuite Glodius l’exila et envoya Gaton dans l’ile de Chypre : mais c’était réellement César qui les éloigna de Rome.

Suétone, l’ami de Trajan et de Pline le Jeune, secré-

1. Appien, Guerres de Sijrie, cil. U. — Dion Cajsius, 1. XXXIX, ch. LVi. — Justin, Préface du /T' livre.

2. Ciccro, oii .1 Hic., 11, 18, lit. De prov. cons., 17, 18. — Dion Cassiui, i. XXXVIll, ch. XV.

HIKTOIRK l»K CÈSAH.

(aire sous Adrien, rapporte que pendant son premier consulat, César vola dans le Capitole trois mille livres pesant d’or, et qu’il y substitua une pareille quantité de cuivre doré*. Ce fait n’est pas isolé dans la vie de César. Pline r.\ncien dit qu’à sa première entrée dans la ville, durant les guerres civiles. César prit quinze mille livres d’or, trente mille livres d’argent et environ quarante millions de sesterces dans le trésor*. Ces pratiques n’étaient point rares chez les Romains haut placés. Vitellius déroba aussi les offrandes et les ornements des temples, et il mit du cuivre et de l’étain à la place de l’or et de l’argent*. Ces manœuvres ressemblent à celles des rois Très-Chrétiens qui falsifiaient la monnaie, comme le firent entre autres Philippe le Bel, Philippe de Valois qui faisait jurer sur l’Évangile aux employés de la Monnaie de tenir la fraude secrète; Louis XV, sous lequel les altérations subies par les espèces pendant les huit années de la Régence produisirent au roi un bénéfice sur les particuliers de 352 millions. On a calculé que depuis 8 IA, par la seule manœuvre des monnaies, la royauté Très-Chrétienne a dérobé soixante et onze fois tout le capital monétaire de la France*. On voit que le christianisme n’a pas amélioré la morale des gouvernants.

Au commencement de l’année 58, deux préteurs, L. Domitius Ænobarbe et G. Memmius, demandèrent

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