‹ Le grand perturbateur romainChapitre 90 sur 277 · Slrabun, I. IV, p · texte numérisé non relu

Slrabun, I. IV, p

HISTOIRE DE CliSAR. 131

A l’origine, on n’avait accordé à César que quatre légions et quelques troupes auxiliaires, au total quarante mille hommes; mais peu à peu, il sut si bien amener la nécessité d'augmenter cçtte armée, qu’autorisé par le sénat, il la porta à douze légions, trois fois autant qu’on lui en avait donné primitivement. Cette armée, habituée à un service militaire continuel, avait toute confiance en elle et dans son général ; elle obéissait sans réserve et avait appris à endurer toutes les privations possibles. A partir environ du lac de Bolscne jusqu’à la Tamise et au Rhin, commandant en autocrate. César déploya, dans les affaires de tout genre, ayant rapport à la guerre, ces qualités du général en chef, à la louange desquelles Plutarque a consacré un chapitre spécial dans sa biographie de César'. Il prétend que, durant la guerre des Gaules, César prit huit cents villes, vainquit trois cents peuples, remporta quarante batailles rangées; dans ses batailles il aurait combattu trois millions d’hommes, dont il aurait tué un million, et fait prisonnier un autre million. Il aurait imposé au paysconquis un tribut annuel, et augmenté par là le budget des recettes de l’État de quarante millions* de sesterces ou huit millions quatre cent mille francs par an. Mais les guerres de César, celles de l’armée 58 exceptées, ne sont qu’une attaque criminelle, un attentat pervers à la vie et aux biens d’innombrables multitudes inolîensives et paisibles. Il soupçonnait avec dureté, et de plus en plus, l’opposition et la défection des peuples conquis et sou-

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