‹ Le grand perturbateur romainChapitre 99 sur 277 · César, Guerre dc4 Gaula, 1. VI, ch. xxî · texte numérisé non relu

César, Guerre dc4 Gaula, 1. VI, ch. xxî

Natio est otnnimn Gallorum adiuodum dedita •• toute la

nation j?aiiioi»e est très-siiperstilieiise. » César, Guerre dex Gaulrx. I. VI, ch. XVI,

142 HISTOIRE DE CÉSAR

SOUS la dénomination commune de Germains , mirent sous les armes , contre César, deux cent quatre-vingtdix-huit mille hommes, ('.elte force confédérée, sous le commandement de Galba, roi des Suessions, s’était rendue aux frontières méridionales de la Belgique pour y recevoir César, qui s’avançait avec précaution et qui traversa l’Axona (l’Aisne) sur un pont qu’il trouva : là, dans le teriloire des Uèmes, il laissa un poste d’observation près du pont*, et sur l’autre rive, Q. Titurius Sabinus, son lieutenant, avec six cohortes ou trois mille hommes. Sur la rive du Nord, auprès et au-dessous de Ponl-à-Vairc, il assit son camp qu’il fit fortifier d’un retranchement de douze pieds de hauteur et d’un fossé de dix-huit pieds de profondeur, t^ésiir, (jiii n’avait avec lui que huit légions ou quarante mille hommes, fut assez prudent pour ne point livrer bataille à un ennemi qui était six fois plus nombreux que lui. Il se contenta d’empécher les Belges de traverser la rivière pour couper ses communications.

Peu de temps après, Iccius, Bème de naissance et qui commandait la place de Bibrax (Bièvre), envoya dire à César que, s’il n’était promptement secouru, les Belges l’ayant attaqué, il ne pourrait tenir plus longtemps. Secourue, la place fut dégagée. Mais l’ennemi parut sur les rives de l’Aisne : César espérait que la faim amènerait sa retraite , ses grandes niasses d’hommes ne pouvaient vivre longtemps dans un pays dont ils avaient fait presque un désert, quelque beau et fertile qu’il fût. 11 espérait encore que si, selon leur habitude, ils s’éloignaient sans

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