‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 136 sur 183 · Von der Hardt, t. IV, pp. 1091 et 1S13. — Hefele, p. aOS · texte numérisé non relu

Von der Hardt, t. IV, pp. 1091 et 1S13. — Hefele, p. aOS

2. De l'Epinois, Nicolas V et la conjuration dC Etienne Porcari dans la Revva des Questions hislor., 1882, Cl« livraison. — Pastor, Histoire des PapM, t. II, p. 199.

LES HÉRÉTIQUES A CONSTAiNCE. 34'J

aines doctrines se firent un devoir de rappeler les protestations sensées, énergiques et éloquentes de dAiliy et de Gerson au sein du concile de Constance.

Nous ne parlerons que pour mémoire des doctrines du dominicain Matthieu Grabon. Il était l'auteur dun libelle contre les nouveaux ordres religieux et il prétendait qu'on ne pouvait bien observer le vœu de pauvreté que dans les anciens instituts , approuvés par le Saint-Siège. Les Frères de la vie commune surtout, ces dignes précurseurs de nos Frères de la doctrine chrétienne, excitaient son animadversion et enflammaient les ardeurs de son zèle plus sincère qu'éclairé. < Ils sont excommuniés, disait-il, et ceux qui les favolisent commettent un péché '. »

Condamné par d'Ailly et par Gerson, ce Guillaume de Saint-Amour du XV^ siècle se rétracta et abjura ses doctrines plus singulières d'ailleurs que véritablement nuisibles ^.

Le concile de Constance se déclara aussi contre les Flagellants. Ces pénitents avaient perdu l'esprit proiondément religieux qui les avait inspirés d'abord. Ils étaient tombés dans toutes les erreurs d'un faux vnysticisme et s'étaient rendus suspects à beaucoup de vrais croyants, qui dans plusieurs contrées protestaient contre leurs doctrines et leurs pratiques.

Bientôt cette secte disparut sans retour du monde catholique ^.

Nous ne serions pas complet si nous négligions d in-

i. Hejkle, p. 'iCo.

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