‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 162 sur 183 · Siècle de Louis XIV, ch. XXXV · texte numérisé non relu

Siècle de Louis XIV, ch. XXXV

3. D'HAissonviLLE, L'Église romaine et le premier Empire, t. Ul, ad finem.

4. Ordonnances des rois de France, t. X, p. 485. — De Boulât, t. V, p. 358. — Gerson, 0pp., t. IV, col. 32" el suiv.

elle joua le rôle que l'on sait dans la condamnation de Jeanne dArc et dans la pragmatique sanction * ; elle rejeta jusqu'à l'idée d'une croisade en faveur des Grecs ^. Son influence, désastreuse au point de vue patriotique, deviendra nulle sous le rapport théologique. Elle ne retrouvera quelque reste de vie que pour envoyer à Rome ses rotuli ou ses libri supplicationum, et pour défendre à outrance ses bénéfices une fois conquis. Les professeurs éloignés de Paris par les troubles fonderont à l'étranger des établissements rivaux ^. Le nombre des étudiants diminuera à mesure que s'éclipsera la gloire des maîtres. Le temps où l'on voyait des milliers d'élèves autour des chaires de l'Aima Mater est passé pour ne plus revenir; l'époque des Albert le Grand, des Thomas et des Bonaventure est close; les grandes Sommes théologiques ne se prépareront plus au sein de l'Université. En comparaison de ces œuvres de génie, les livres d'Augustin de Rome à la doctrine suspecte ■•, d'Henri deGorcum l'ardent thomiste, et même du savant polygraphe Nicolas de Cusa peuvent être appelés des ouvrages de décadence.

Sans vouloir être trop sévère pour le scotiste Gabriel Biel, que dire de Jean Major et de Jacques Almain son disciple, ces défenseurs acharnés de toutes les théories gallicanes '^?

Quelques-uns de ces théologiens, comme Guillaume

1. Atroles, L'Université de Paris au temps de J. d'Arc, 1902. — Di; BOCLÀT, t. V, pp. 632, 636, 642.

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