‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 3 sur 183 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

L'époque dont nous entreprenons le récit est marquée par l'une des crises les plus douloureuses de l'histoire.

Un schisme sans exemple déchire l'Église en deux parties égales, affaiblit et abaisse la papauté parce qu'il la dédouble, et diminue le respect qu'on lui doit. En même 'temps, l'hérésie relève la tête, produit Wiclef et Jean Hus, qui, à leur tour, préparent Luther. Des souverains, comme les ducs d'Anjou, envahissent à deux reprises la péninsule italique, pendant que Robert de Bavière au nord et Ladislas de Naples au midi profitent des défaillances du pouvoir ecclésiastique pour s'imposer aux papes, pour satisfaire des désirs ambitieux et cupides, pour envahir les Etats pontificaux et même pour profaner la Ville éternelle. Enfin certaines erreurs dogmatiques, jointes à l'affaiblissement de l'autorité, font naître mille désordres disciplinaires et mille troubles moraux, que les difiicultés des temps empêchent

LE ORAND SCHISME. b

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