‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 32 sur 183 · Froissart, t. XVI, pp. 147 efi · texte numérisé non relu

Froissart, t. XVI, pp. 147 efi

narration qu'il avait faite quelque temps auparavant devant le roi, le clergé et les seigneurs à l'assemblée du Bois-de-Vincennes, ou encore de celle qu'il fera plus tard à Avignon devant les ambassadeurs du roi d'Aragon K

L'année suivante, nous le retrouvons à son poste d'observation, sur les frontières de Flandre : avec plus de persévérance que de succès, il épie toujours le moment où il pourra entrer dans le pays. Le 1^'^ octobre 1380, il tient à Cambrai un nouveau concile régional, et y prononce un discours. Nous en avons le texte ^ sous les yeux et nous en donnons une rapide analyse.

Le premier point flétrit certains abus qui empêchent la connaissance de la vérité. Ils sont dus aux prédicateurs et aux envoyés de Barthélémy : il faut dévoiler leur malice. Guy attaque ensuite indirectement le comte de Flandre. « Quelques-uns, dit-il, ne veulent pas entendre les tenants de chaque parti. De là beaucoup d'inconvénients : la vérité est cachée, l'erreur est introduite, la loi est méprisée. Dieu est offensé, le prochain est scandalisé, le soupçon se fait jour, la division s'augmente et l'amitié civile qui doit régner entre les hommes disparaît. Vous m'objectez : Mais les partisans de Clément sont excommuniés, ils ne sont pas dans la vraie foi, ce sont des schismatiques à éviter. — Je ré-

1. Dans cette pièce importante le Cardinal se plaint beaucoup de son manque de mémoire et répète jusqu'à dix fois : non recordor^ nonstat in memoria mea, nescio. II est pourtant obligé d'avouer qu'il a demandé des bénéfices à Urbain et qu'il lui a offert des présents avant l'exode des cardinaux à Anagni et à Fondi. Si les prêtres du synode de Cambrai lui avaient objecté toutes ces circonstauces, ils auraient probablement beaucoup embaiTassô Guy de Malesset. — Cf. Gayet, t. n. Pièces justifie, pp. 97 et suiv. — Bibl. de l'École des Charles (1896), p. iiO.

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