‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 60 sur 186 · Cf. Denifle, Chartularium, t. III, pp · texte numérisé non relu

Cf. Denifle, Chartularium, t. III, pp

siastiques? Des professeurs de droit? Des membres éminents des Universités? Mais, outre toutes les raisons précédentes qui militent contre ce choix, la plupart d'entre eux et des plus célèbres n'ont-ils pas émis déjà leur avis dans des circonstances solennelles? Pense-t-on qu'une chose toute spirituelle puisse faire l'objet d'un compromis de ce genre? De plus, qui se chargera de mettre ces arbitres en communication entre eux? Enfin, quelle sera la sanction de la sentence arbitrale? La décision des juges aura-t-elle par elle-même assez d'autorité pour se faire accepter? Qui sera assez puissant pour la faire mettre à exécution ^ ?

Quant à la voie de cession, pouvait-on y songer? L'élection de Boniface avait donné de nouvelles forces à la papauté romaine, qui avait pour elle, outre le droit primordial, tous les suffrages reconquis depuis la mort d'Urbain.

Clément est pape depuis plus de douze ans, et il est peu probable qu'il veuille maintenant renoncer à sa dignité. De plus, que de difficultés pratiques! Entre les mains de quels personnages chacun des papes résignerait-il ? Comment et par quel collège de cardinaux serait élu le successeur?

La convocation d'un concile œcuménique ^ semblait ouvrir une voie plus légitime, plus efficace et moins difficile. Si l'on compte, et même si l'on pèse les suffrages, c'est le moyen qui a rallié dès l'abord le plus de sympathies.

Dès le commencement du schisme , la puissante cité de Florence, malgré les instances du duc d'Anjou, demande qu'un concile général lui démontre qu'elle a

1. Chronic Karoli VI lib. XV, c. 3 et 12. — Denifle, t III, p. 6U1 et 626.

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