‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 176 sur 182 · Cravate se disait pour Croate · texte numérisé non relu

Cravate se disait pour Croate

3. Lors de la Fronde, on avait oublié la générosité de ce € brave partisan » ; on faillit lui faire un mauvais parti ; c'était

De douze à quinze muids où tout le rnoode S'allait abreuver à la ronde, S'amusait à prendre à la bonde.

Monsieur de Benjamin *

Des écuyers la source

Fit planter un dauphin

Au milieu de la course, Où six vingt chevaliers avec la lance Lui faisaient tous la révérence, Puis allaient brider la potence ^.

Au milieu du Pont-Neuf,

Près du cheval de bronze,

Depuis huit jusqu'à neuf.

Et de dix jusqu'à onze On fit un si grand feu qu'on eut grand'peine A sauver la Samaritaine, Empêcher de brûler la Seine ^î

liii qui, avec Vanel, avait inventé la taxe des Aisés. Le Courrier burlesque de la Fronde rapporte cet incident :

... L'on ne connoit que trop son nom, Il est monopoleur en diable, Auteur de la taxe effroyable Par qui tant de gens sont lésés Dessous le faux titre d'aisés.

Il fut coffré dans la Bastille...

1. M. de Benjamin, ancien écuyer de Louis XIII, dirigeait une académie, c'est-à-dire un manège où les jeunes gens montaient à cheval, faisaient des armes, s'adonnaient à tous les exercices qui faisaient partie de Téducation d'un gentilhomme. L'académie de Benjamin était aussi renommée que celle de Piuvinel où fut un temps Richelieu en sortant du collège ; elle était au coin de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Vieille-du-Temple.

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