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Et il tendit la main à Jean d’Arramonde, qui répondit à son étreinte en s’écriant gaiement :
« Mordious! mon général, un d’Arramonde n’a jamais donné la main à son ennemi avant le combat, mais après, c'est différent !... Et je puis dire, sans flatierie, «ne nous nous sommes bien battus! »
En ce moment, un soldat tout poudreux entra d’un pas hâtif chez le général et lui remit une dépêche. M. de Montcalm y jeta les yeux; son visage devint sérieux. F
« Voici le moment décisif, dit-il enfin. Les Anglais sont à trois lieues de Québec avec une flotte puissante, portant une nombreuse armée commandée par le général Wolf... Dans quelques jours, le sort de la colonie sera décidé.
— Ah! général, vous serez vainqueur comme à William-Fenry, comme à Carillon!.…
— Dieu le veuille! Je crois, en vérité, que mes mesures sont bien prises... Voici trois jours que je passe sans scmmeil, sans repos, sans nourriture... Mais, à moins d’une trahison, je réponds que les Anglais ne pourront s'emparer de la ville. J'ai rendu Québec imprenable. »
M. de Montcalm fit appeler immédiatement les principaux officiers de larméc pour leur communiquer l'importante nouvelle qu'il venait de recevoir.
Au moment où Jean d’'Arramonde et Saint-Preux se retiraient, le marquis de Montcalm leur dit :
« Au revoir, messieurs! Veuillez vous tenir à ma disposition. J'espère que vous aurez bientôt de mes nouvelles.
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