BABET, RAIMOND
RAIMOND , e?i entrant, Roch est avec Tarva , qui s'est chargé de tout arrangement, je les ai hissés pour revenir plus vîte. {à Bal/et.) Tu ne m'écoutes pas, Babet! (^Babet reste immobile). Que faut-il que je pense? ... Tu m'inquièies , Babet, que t'est-il arrivé f réponds ?
BABET
Monsieur Raimond.
RAIMOND , suppliant.
Parle, parle, je t'en supplie!
BABET pleurant.
Il est des peines qui résisteraient à toutes les consolations.
RAIMOND zw^w/i?;?.
Ce changement presque subit ! . . . et n'en vouloir pas dire la cause? mais je n'insiste plus, si Babet ne me croit pas digne de sa confiance ....
BABET
Il m'accuse et c'est lui qui me trompe.
RAIMOND
Moi!
BABET joignant les mains.
Ah ! Raimond , pardonnez , non , je n'ai pas le 4roit de me plaindre.
RAIMOND
Lorsque je me suis cru étranger auxpeinesque tu éprouves, je ne pouvais te forcer à me les révéler ; maintenanique je vois que c'est moi qui les;çause, j'exige que tu m'oures ton âme toute entière.
BABET
Eh bien!
RAIMOND
Eh bien...
BABET aoec candeur.
Trompée sur mes véritables sênliméns , je crus jusiu'îcî que pour vous ramitié seule. • . ., soyez heureux. . . labet souffrira en silence!
RÂIMOND.
Toi, souffrir ; mais qui fa pu dire. . .
BABET montrant le billet â' Elise, Cette lettre !
RÂIMOND.
Eh bien ! Babet^ cette lettre...
BABET
Elle était ouverte sur votre bureau. Un nom de femme. . . ' malgré moi. . . .
RAIMOND , souriant»
ïu Pas lue ?
BABET;, regardant la lettre.
« Mon cher Raimond. *> — Cette familiarité î. . .
RAIMOND . ^ Qu'on affecte avec l'auteur en vogue , ou avec l'homme qu'on a l'air de protéger, effarouchent ta candeur ! . . . . Charmante enfant! combien ta simple innocence est audessus des manèges de la coquetterie d'une femme à laquelle je n'ai pas même répondu , à laquelle je ne veux pas répondre.
BABET
Vous ne l'aimez donc pas ?
RAIMOND
Tu le demandes , toi !.. . l'unique objet qui occupe ma pensée.
BABET, avec douleur* Moi!'
RAIMOND
Chut ! . . . voici Delorme.
BABET
Dans quelle agitation ! . . .