‹ Le grondeur, comédie en trois actesChapitre 19 sur 51 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

M. GRICHARD, M. FADEL, CATAU.

M. GRICHARD.

Approchez, mon gendre prétendu... (M. Fadel approche îeniemenl et avec timidité. ) Eh ! approchez , vous dis-je.

CATAU

Ehî mettez-vous encore plus près^ vous devez savoir que monsieur n'aime pas à crier.

M. FADEL

Soit.

M. GRICHARD, le regardant à chaque demande qu'il lui fait , pour voir s'il parlera.

Oh, çà! on me veut faire croire que je marie ma fille à un sot ?

M. FADEL

Ouais !

M. GRICHARD.

Je n'en crois rien, puisque je vous la donne.

M. FADEL

Ah!

Et avec une grosse dot,

M. FADELi

Oh! oh!

M. GRICHARD.

Je l'avais promis à un certain Mondor qui est absent.

M. FADEL

Voyez !

M. GRICHARD.

Mais je vous préfère à lui.

M. FADEL

Oui?

M. GRICHARD.

Il sera attrapé quand il viendra.

M. FADEL

Ah, ah!

M. GRICHARD.

Pour moi, j'épouse votre parente Clarice,

M. FÂDEL

Oui-da î

M. GRIÇHAD.

Ouais! oh oh! ah! oui? voyez! oui-da! N'avez-vous que cela à me dire ?

CATAU

Il vous répond fort juste.

M. FADEL

Ch,oh!

M. GRICHARD, à Catau.

Oui ; mais son style est bien laconique î

M. FADEL

La, la.

CATAU, à M. Grichard.

11 ne vous rompra pas la tête.

M. GRICHARD.

Un grand parleur est encore plus incommode.

CATAU

J'en sais , monsieur, plus de quatre qui , sans : oh , oh î oui ? et ah j ah! n'auraient souvent rien à dire.

M. GRICHARD.

Il faut que je le mène à Hortense 5 peut-être parlera-t-il devant elle.

FADEL

Oh, oh!

M. GRICHARD.

Ventz donc.

Allez voir votre maîtresse , monsieur oh , oh !

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