SCÈNE XIX
M. GRICHARD, ARISTE.
(Ils sont quelque temps à se regarder sans se parler.) ARISTE.
Mon frère , eh bien ?
M. GRI CHARD, à part.
Je tombe des nues.
ARISTE
Voilà cette femme que vous me vantiez tant ?
M. GRICHARD, à part.
Il Y a ici quelque mystère.
ARISTE, à part.
Se doulerait-il qu'on le joue ?
M. GRICHARD.
Je soupçonne d'où vient ceci.
ARISTE
Vous croyez peut-être que la joie qu elle a de se marier...
M. GRICHATID,
COMÉpïE. 41
M. GRICHARD.
Savez»vous bien , monsieur mon frère , que vous avez le don de raisonner toujours de travers ?
Moi ?
M. GRICHARD.
Oui , vous. C'est monsieur de Saint-Alvar qui fait faire à Clarice toutes ces folies. Ces gentilsliommeaux de province aiment les fêtes , et il me souvient d'avoir ouï dire à ce vieux roquentin qu'il voulait danser aux noces de sa fille.
ARISTE
Quoi ! vous croyez ?. . .
M. GRICHARD.
Et je vais de ce pas laver la tête comme il faut à ce vieux fou.