CATAU, MONDOR
CATAU
Mais le voici lui-même. O ciel î quelle imprudence î Ne pouviez-vous pas attendre Hortense chez Clarice? Que venezvous faire ici ?
MONDOR
Il y a une heure que je n'entends plus parler de toi. Où est cette grande ardeur que tu m'as fait voir à mon arrivée. Je ne vois ni ta maîtresse , ni loi , ni T homme que tu devais m'envoyer.
CATAU
Il est chez Clarice à l'heure que je vous parle, et Hortense y sera bientôt. Je vais l'avertir , retournez-vous-en vite l'y attendre.
MONDOR
Mais te dépêcheras-tu ?
CATAU
Eh ! allez , vous dis-je.
MONDOR
Hâte-toi donc.
Eh ! hâtez-vous vous-même.
MONDOR
Si tu savais que les momens me durent î
CATAU
Si VOUS saviez que vous me pesez î
MON D OR
Viens au moins bientôt.
CATAU
Eh ! commencez par vous en aller. Mort de ma vie ! que les gens sont sots quand ils sont amoureux ! Cela serait capable de refroidir l'inclination que j'ai de leur rendre service. Hors d'ici , vous dis-je.