SCÈNE VIL
M. GRICHARD, MONDOR.
M. GRICHARD.
Que demandez-vous? de quel mal vous plaignez-vous? vous avez un visage de santé.
(i) Catau, M. Grichard , Mondor.
MONDOJR.
Aussi j monsieurj ne suis-je pas malade.
M. GRIGHARD.
Que voulez-vous donc? le devenir?
MOWDOR.
Non , monsieur.
M. GRIGHARD.
Dites-moi donc au plus tôt ce que vous voulez ?
MONDOR
Je sais , monsieur, que vous êtes un très-habile homme.
M. GRIGHARD.
Point de panégyrique,
MONDOR
Je crois que vous n'ignorez aucun des secrets...
M. GRIGHARD.
J'ignore celui de me délivrer des importuns. Eh bien , aux secrets ?
MONDOR
Vous n'avez pas de temps à perdre.
M. GRIGHARD.
En voilà de perdu.
MONDOR
Je n'ai à vous dire qu'un mot.
M. GRIGHARD.
Eh î en voilà plus de cent,
MONDOR
J'ai ouï dire qu'il y a des secrets pour se faire aimer, qu'on donne certains breuvages, certains philtres,..
M: GRIGHARD.
Comment diable! pour qui me prenez-vous ?
MONDOR
Pour un très-savant et très-honnète homme.
M. GRIGHARD.
Et vous me demandez des secrets pour vous faire aimer?
MONDOR
Eh! non, monsieur ^ grâces à Dieu, la nature n'y a pourvu que de reste.
M. GRIGHARD, à part.
Ah ! voici un fat.