‹ Le grondeur, comédie en trois actesChapitre 48 sur 51 · G AT AU · texte numérisé non relu

G AT AU

J'ai cru que vous en auriez besoin.

M. GRIGHARD.

Allons , monsieur le notaire , deux contrats : je marie Térienan avec Clarice.

^ M. RIGAUT

Monsieur^ lesdits contrats sont dressés depuis hier : il n'y aura qu'à signer quand les parties contractanctes seront ici.

TÉRIGNAN.

Mais , mon père, épousez Clarice, je vous en conjure !

HORTENSE

Oui, mon père, épousez-la, je vous en supplie; et ne me donnez point à ce marquis.

M. GRIGHARD.

Ah , parbleu , voici qui est drôle ! je veux marier mes enfans , et mes enfans me veulent marier, moi.

M. RIGAUT

Monsieur, en pareil cas , nous avons accoutumé de préférer la volonté des pères à celle des enfans ; c'est notre style.

M. GRIGHARD.

Je le crois bien, vraiment, ce style est bon. Allons , monsieur, afin que tout soit prêt quand les autres viendront, je marie aussi Hortense à monsieur le marquis de... de...

GATAU.

Attendez, monsieur, je sais son nom et ses qualités j je vais

73t LE GRONDEUR,

les lui dicter. (Bas.) Ne vous rendez pas au moins (i)»

( Dictant à M. Rigaut. ) Marquis de Tissac.

RI G AUX, écrivant.

Sac.

Gouverneur, pour le Roi , de l'île de Madagascar.

RIGAUT, écrivant.

Car.

M. G RICHARD, à Hortense.

Entends-tu, impertinente? vois ce que tu refuses.

HORTENSE

Quoi , mon père , épouserai- je un homme qui me mènera au bout du monde.?

CATAU

Allez , mademoiselle , je connais des femmes qui font bien voir plus de pays à leurs époux!.... Mais les contrats sont dressés , et voici nos gens qui arrivent tout à propos.

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