CATAU, HORTENSE, MONDOR, M. GRICHARD, M. RIGAUT, TÉRIGINAN, ARISTE
M. GRICHARD.
Ne perdons point de temps , il est tard. (^A M. Rigaut. ) Donnez , que je signe.
(Il signe.)
TÉRIGNAN.
Mon père , je vous déclare au moins...
Signe seulement.
( Te'rignan signe. )
HORTENSE
Je ne veux pas aller...
M. GRICHARD.
Dépèche-loi. Ah! ah! je vous ferai bien voir que je suis le maître.
(Hortense signe.)
CATAU
Signez à présent , monsieur Mondor.
MONDOR, après avoir signé.
Voilà qui est fait.
M. GRICHARD.
Mondor ! qu'est-ce à dire ?
CATAU
Oui, monsieur 5 voilà Mondor. C'est lui qui, par mon ordre, vous avait enrôlés, vous et Brillon. C'est moi qui l'avais fait marquis et gouverneur de Madagascar. Il renonce à cette heure au marquisat et au gouvernement , il a tout ce qu'il souhaite.
M. GRICHARD.
Ah ! peste maudite, je t'étranglerai. {A Hortense.) Et toi , scélérate, c'est donc ainsi ?...
CATAU
Monsieur, elle n'a fait que suivre votre volonté. Vous la voulûtes hier donner à Mondor, vous la lui donnez aujourd'hui 5 de quoi vous plaignez-vous ?
MONDOR
Monsieur, l'honneur de votre alliance, l'amour...
M. GRICHARD.
Tarare! l'honneur, Fa mour... Ah î j'enrage, je crève- me voilà vendu , trompé , trahi , assassiné ^ de tous côtés. ( ^ M. Rigaut. ) Mais tu seras pendu , faussaire exécrable.
M, RIGAUT
Ma foi, monsieur, vous ne ferez pendre personne : ces deux Contrats sont dans mon registre, par votre ordre, depuis hier , vous les signez aujourd'hui.
ARISTE, riant.
Mon frère , si vous étiez d'une autre humeur, nous aurions pris d'autres mesures.
M, GRICHARD.
Morbleu! il en coûtera la vie à plus de quatre.
( Il sort furieux. )