‹ Le guidage pour l'extraction des projectiles: Contribution à l'étude de quelques instruments utilisés pendant la guerre de 1914-1916Chapitre 20 sur 33 · EM · texte numérisé non relu

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D’autre part, il a paru utile de rendre sonore tout le temps de coniact de la sonde avec le projectile car, jusqu'ici, la fermeture et l’ouverture du circuit sont les seuls instants où le téléphone parle, il est muet dans l'intervalle. En coupant périodiquement

le circuit le téléphone parlerait cette fois pendant toute la durée du contact et pour cela on peut imaginer différents dispositifs : usage d’un trembleur alimenté par un circuit autonome, interrupteur-dia-

ES ee pason à vibrations entretenues, par exemple. Une disposition plus simple s’utilise en pratique : en plus d’une force électromotrice auxiliaire on ajoute un détecteur électrolytique (dispositif Gaïiffe) qui fait office de trembleur en provoquant du grésillement dans le téléphone.

Nous avons expérimenté ce type de montage avec un détecteur de sensibilité contrôlée et avons constaté que l'avantage que l’on en retire n'est pas considérable au point de l'utiliser systématiquement.

Enfin, deux récepteurs téléphoniques sont avantageux : on gagne en sensibilité sans compter qu’en les équipant sur casque serre-têle, l'écoute est plus commode, laissant les deux mains libres.

La sonde exploratrice a été, elle aussi, l’objet de certains perfectionnements : isolement peu épais, mais à forte résistance mécanique (vernis spéciaux ou émail) et résistant bien à la stérilisation ; adaptation de pinces à griffes happant à volonté le projec- ‘tile aussitôt sa présence constatée (possibilité inté-

ressante pour l'extraction des corps étrangers intracérébraux avec le minimum de dégâts opératoires). s

. Etude expérimentale d’une sonde téléphonique. — Pour les besoins d’un service de radiologie dont nous avions récemment la direction nous avons eu l’occasion d'utiliser un téléphone de Hedley monté avec des éléments trouvés sur place et dont voici les, caractérisliques :

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Électrode indifférente : lame de plomb de 15 X 19 centimètres.

Source électromotrice : batterie de lampe électrique de poche (3 éléments 4 volts 5).

Téléphone : récepteur type Ader de la Société industrielle des téléphones de 25 « de résistance.

Sonde : faite d’un rayon de roue de motocyclette, pointue à une extrémité, avec une borne soudée à l’autre, isolée” par un segment de drain de caoutchouc, mince, engainé à frottement sur toute la longueur et laissant dépasser la pointe sur 1 millimètre.

Avant d'utiliser l’appareil, nous avons procédé à quelques expériences simples pour en contrôler le degré de sensibilité pratique :

1° La lame de plomb est posée sur une bande d'ouate humide, et sur celle-ci sont disposés des objets métalliques de tailles variées (pièce de monnaie, jusqu’à paillette de la grosseur d'un grain de millet). Lorsque la sonde touche l'ouate, on entend un léger bruit à peine perceptible, qui est remplacé par un craquement bruyant, si l’on touche un fragment de métal quel qu'il soit ;

2° Quelle que soit la distance séparant le point d’ouate touché d'un morceau de métal, aucune variation du faible bruit ne se remarque ;

3° En intercalant dans le circuit l'organisme tout entier (une main appliquée sur l’ouate, un petit fragment de métal posé sur le dos de l'autre main même non humide), l'intensité du son au contact est

seulement un peu affaiblie, mais sa différenciation toujours aussi parfaite.

Par la suite, l'usage de cet appareil nous a donné toute satisfaction dans une série de cas où il a été appliqué et où il a parfois rendu de grands services au cours d’extractions de petits projectiles ou de situations profondes d’éclats métalliques.

Avantages et inconvénients. — Tout d’abord, sur le sondage ordinaire, la méthode de Hedley présente une incontestable supériorité : celle de renseigner sur la nature métallique du corps sur lequel vient buter le stylet explorateur, la différenciation qu’elle permet justifierait à elle seule la substitution à une sonde banale, d’une sonde isolée et reliée à un téléphone.

Vis-à-vis de la méthode Trouvé, l'appareil de Hedley marque également un progrès, car il n’est nécessaire que d’obtenir le contact par une pointe au lieu de deux, il y a donc moins de chances d’erreurs possibles, sans cependant qu’elles soient toutes éliminées, car il faut, malgré tout, qu’un contact métallique soit réalisé rigoureux et, tout comme le Trouvé, la sonde de Hedley obéit à une sorte de loi du « tout ou rien », qui enlève une partie de sa valeur en cas de renseignements négatifs.

Malgré tout le dispositif est utile soit seul, soit associé avec d’autres méthodes, en particulier avec le contrôle de l'écran ; il peut également être précieux comme moyen de contrôle : à la suite d’un repérage de projectile profond, l'opérateur tentant

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