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f GUIDE D£ LA JEUNESSE. 201
avec quel empressement ne voleriez- vous pas à moi !
Eufant de peu de foi I ignorez vous donc guiè je rassasie et comble de toutes sortes de biens les âpaes affainées-qùi s'approchent de ma table?
Qui , mon bien-aimé , qui est semblable âq Seigneur votf e Dieu 7 toutes les richesses de ce monde, toutes ses délices , tous ses honneurs ne sont-ils pas infiniment moins qu'un grain de sable , au prix de ce souverain bien T
Venez donc, approchez-vous de la table de votre Dieu de qui tout bien procède , par qui tout bien se communique » et en qui toute espèce dé bien se trouve réuni.
De la manière de communier dignement et avec frait.
1. Gomme je suis une occasion de salut pour on grand nombre , je suis aussi une occasion de perdition pour plusieurs
Ceux qui ^'approchent avec de saintes dispositions de ma table , ceux qui ne reçoivent (e sacrement de mon corps qu'après s'être jugés eux-^niièHies » pour tàe p^ être Ji^s sans tmèri-
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magoifiqde à votre bien- aimé : ne vobs contentez pag d'avoir purifié votre conscience par une confession bien faite ;
Mais tont occupé de la grande affaire de votre communion , livrez-vous , et la veille , et dès je matin , aux saints exercices qui peuvent TOUS disposer à la bien faire.
Priez , conjurez le Seigneur de préparer loi^ même votre cœur par sa grâce.
Pensez que ce n'est point à un homme , mais an souverain Maître des Oieux qu'il s'agit dé préparer une habitation dans votre cœur.
i. Et lorsque l'heureux , le délicieux moment de la communion approchera, prévenez-ie c»
passant nn temps convenable dans le ailence , le recueillement et la ferveur des plus ardentes prières.
Prosternez-vous alors en esprit, buiftiliezvous profondément devant votre Dieu. GonsUérez sa grandeur infinie et votre extrême bassesse , son immensité et votre néant , sa sainteté et votre indignité ; gémissez de plus en plus de ces péchés multipliés qui vous ont tant de fois rendu t)dieux à ses yeux.
Prosternez-vous , et suppliez ce Dieu si bon d'effacer jusqu'aux plus légères souillures de votre âme , de lui pardonner absolument , de la guérir complètement , si par malheur, tandis que vous la croyez pure et innocente , il h trouvait encore impure et crfaninelïé.
PmteraaHrods, et coBJorex le Seigneur de mot fmre la grice de ronmwaier sMBteaenl, afin que tods ayex le boobev d'élre YnitMOt mi i YOtre difio M^re. de ramer désonm arec plus d'ardeor, et de le sertir atec me fidélHé toote ooofelle.
Priez , moo fils , pria afec toute la fenrenr dmt foos eerex capable.
k. Et lorsqo'oB ? eus préaeatera le- pain des anges, celte ooarritore sacrée , infinimeiit préférable à tout ce qa*il y a de délicieox » avanœx eo sileoce , at ancez avec on saint tremUement, niai3 plein d'amoor et de confiance , exprimant par la composition de Yotre f isage et de tout votre extérienr la modestie et la dévotion des esprits célestes.
Fléchissez les genoux » recevez avec respect Je dofa par excellence , le don an-dessos de Ions les dons.
Quand vous l'aurez reçu , adorez votre Dieu, embrassez amonreosement votre bon Père, collez les lèvres de votre cœur sur la chair sacrée de votre Sauveur, soyez tout en lui comme il sera tout en vods.
5. Vous retirant ensuite de la table sainte , demeurez comme mort et enseveli dans Tooèan de la charité de Jésus-Christ.
Admirez sa tendresse excessive : entrez en confusion k la vue de sa majesté; soyez saisi
d'étoaneraent en considérant sa profonde humi- Uatîon dans votre poitrine.
Passez de ces saintes réflexions k de {ûenx entretiens a?ec TOtre divin Maître; faites à ce Diea » qui vous est si intimenient .uni , Je récit et le détail de toutes vos inisères.
Dttea-lui combien vods êtes affligé de l'avoir tant de fois outragé par vos crimes, et qne la douleur vous Ifasse , s'il est possible , arroser ses pieds de voslarmesL
Protestez-lui que rien ne ppurrà] désormais vous séparer de lui , et vous faire perdre son amour. . ,
PriesHe de yonloir bi^ poprvotr à ibui^ le^ nécessités de votre âme , qui lui sont jparfà^ment connues.
Supplîez-le de vous fortifier conure tous les assauts et les tentations du déoion,
Gonjurez-^le de s'empara de toqtes les a^tîQQs de votre cceur, de le détacber enti^èrçmeiit des créatures, et de v0us faire inarçber4e.verUis en vertus.
6. Rendez au Seigneur mille actions de grâces pour le bienfait ineffable dont il vient de vous favoriser.
Offrez-lui, en reconnaissance, tout ce que vous possédez , votre cœur, votre âme , votre corps , votre vie , vous dévouant tout entier et pour toujours à son service.
M CUIDR Dl Là JKimSSSE.
Renonça à tonte espèce de mal , proposezfOU8 {ermement de ?oos appliquer à foire tonte espèce de bien.
7. Après vous être ainsi livré pendant un temps cenvenablo anx sentiments et anx expresaîons d*ane sainte ferveur» retirex-vons avec modestie da lieu saint , et passex cette précieose jiMri4g dans un recoeillement et use v^lance pailknlîèffe; évitex le tumulte, éloignet- ^ «utani <|«e vous pourrcx , de f embarras dÉ» aAini l— nnriMf^ el des sodMs mon-
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CCIDS DE LA JeUKESSE. Wl
De l'Ange gardien et dn saint ?atro9.
1. Yod» le savez , mon fils, Oiea est riche en miséricordes ; vous le savez , il voo? aime )a9^ qo'à.rexcès : c'est sa tendresse pour vous qui fa engagé à charger ses anges de veiller sur vous, et de vous garder dans toutes les différentes circonstances de votre vie.
Oui, comme autrefois ce bon Samaritain, dont l'Evangile vous rapporte Thistdire, prit pitié d'un homme qui était tombé entre les mains des voleurs, le conduisit dans une hôtellerie, et lé recommanda au maître', en lui disant : Ày^ soin de lui ;
Ainsi le Père céleste vous ayant donné un ange pour gardien, lui a ordonné devons suivre partout , et de prendre soin de vous en toute occasion.
2. O mon fils ! vous êtes placé entre des en^ nemis mille fois plus dangereux que les voleurs. Ces ennemis sont le mtmde , la chair «t le démon , ennemis sans doute les pluà perfides elles 1^08 il craindi^ :
i08 GUIDE DB LA JEUNESSE.
Il n'est pas de moment dans la journée où ils ne Yons obsèdent et ne cherchent à vous déf orer.
Or, TOUS devez demeurer immobile et invincible au milieu de ces redoutables ennemis, vous qui d'ailleurs êtes si faible , si fragile , si dépourvu de lumière et de prudence^
Certainement vous ne pourrez résister aux assauts et triompher des efforts de vos adversaires , si l'esprit céleste , qui est voire gardien, ne vous protège et ne vous aide ,
Soit eh vous indiquant le bien qoevoas devez fiùre , en Vous suggérant de saintes pensées, en vous donnant de sages conseib; soit «n vous prêtant secours dans la tentation , et en détournant de vous mille dangers qui menacent votre corps et votre âme.
C'est pour cela que ce saint ange vous a élé accordé, et c'est aussi ce dont il s'est fidèlement et constamment acquitté à votre égard depuis le moment de votre entrée dans le monde ; c^esl ce qu'il ne cessera de fal^ ^ l'avenir, ei vous recourez avec confiance àf lui.
3. O mon fils ! si vous eussiez toujours été docile à ses avis, que de péchés n'auriez-mii : pâé évités , que de bonnes œuvres n'auriez-vons pas faites!
Mais , hélas f cet esprit céleste ne voas a vu que trop souvent infidèle , dés(^éissant et rebella.
Combien de fois en effet ne jrous a-t-il pas
dit : li faut faire ced , et vous ne1*afez pas fiiH!
Gesseï, mon bien-aimè, de résister ainsi h' ces saintes inspirations. Soyez désormais piehr de respect et de docilité à i*égard de l'ange qoF est chargé de yous diriger; et, dans quelque lieu que vous voirs trouviez vay^poôr lui h^ vénération , la piété, la confiance et TobéisBanoe que vous lui devez. \|
U, Il est toujours avec vous, et vous èM voushtuême toujours avec hii : rappelez^ vous souvent le souvenir de son inséparable société ; et, lorsque vous vous apercevrez que Satan voils sollicite au mal, rougissez de ikire ra présence de votre ange, ce que vous rougiriez de dire en présence d'un homme semUaUe à vous.
Il vous aime , cet ange , de Tattiour le plos tendre : recotnmàndez-vous à lui chaque jour, • priez-le de veiller sur vous et de vous présenref de tout mal , de vous garantir sdrUmt du péché, qui est le plus grand de tous les maux.
Invoquez^lé dans toutes vos nécessités , afin* qu'il vous prête son seéouFS ; invoquez-le dam" vos doutes , afin qu'il vous éclaire et vous dirigé) " ipivoquez-le dans toutes les tentations que voiis éprouverez, afin qu'il vous aide à en triomplier. '~
O mon fils! c'est surtout lorsque le serpéût infernal vous sollicitera au vii^e'lMmteux, quH' vous sera avantageux d'avoir recours à votre ange tutélaire.
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