‹ Le guide des égarés; (volume 5)Chapitre 28 sur 64 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Toute chose nouvelle qui naît après ne pas avoir existé , — bien que sa matière existât et que celle-ci ne fasse que se dé-

(1) C'est-à-dire que le monde n'a pas été créé, comme nous le disons, mais qu'il est éternel.

(2) Le texte dit : étant possible, c'est-à-dire, comme dans cette question l'une et l'autre des deux hypothèses sont possibles...

(3) Littéralement : Elle sera acceptée par moi de la part de la prophétie. Encore ici l'auteur s'est exprimé d'une manière elliptique et peu logique; car ce n'est pas la question qu'il accepte , mais la solution.

(-1) Sur le mot g^rj3, voy. le t. ï, p. 428, note 3.

pouiller d'une forme et en revêtir une aulre, — possède, après être née, achevée et arrivée à son état définitif, une nature autre que celle qu'elle avait au moment où elle naissait et commençait à passer de la puissance à l'acte, et différente aussi de celle / qu'elle avait avant de se mouvoir pour passer à l'acte C1-). Ainsi, par exemple, le sperme de la femelle, pendant qu'il n'est encore que du sang dans les vaisseaux, a une nature différente de celle qu'il a au moment de la conception , lorsqu'il a été touché par le sperme du mâle et qu'il commence à se mouvoir ; et la nature qu'il a dans ce moment-là est également différente de celle de l'animal parfait après sa naissance. On ne peut en aucune façon argumenter de la nature qu'a une chose, après être née, achevée et arrivée en définitive à son état le plus parfait, sur l'état où se trouvait cette chose au moment où elle se mouvait pour naître. On ne peut pas non plus argumenter de l'état où elle était au moment de se mouvoir sur celui dans lequel elle se trouvait avant de commencer à se mouvoir. Dès que tu te trompes là-dessus et que tu persistes à argumenter de la nature d'une chose arrivée à l'acte sur celle qu'elle avait étant en puissance , il te survient des doutes graves ; des choses qui doivent être te paraissent absurdes (2) , et des choses absurdes te semblent devoir être.

Que l'on fasse, au sujet de l'exemple que nous avons allégué, la supposition suivante t3J: Un homme a été né avec un naturel

(1) Cf. sur ce passage, le t. I , p. 226, et ibid. , note 3.

(2) Le verbe J*^> ne vient pas ici de la racine J^î , mais doit être considéré comme verbe dénominatif, dérivé de J^, chose inadmissible, absurde, de même que de (j^-«, lieu , on forme le verbe çj&i, se fixer dans un lieu. Voy. ma Notice sur Aboul-Walid, etc., p. 188 et 180 (Journal Asiatique, novembre-décembre 18o0, p. 410 et 411).

(3) Littéralement : suppose donc, au sujet de ce que nous avons donné pour exemple, que, etc. p£N£ doit être considéré comme impératif ((jbjilà); dans la version d'Ibn-Tibbon , au lieu de pPJJI , les mss. ont. plus exactement, njm. La supposition que l'auteur va faire se rapporte à l'exemple de la formation du fœtus , qu'il a cité plus haut.

très parfait (0 ; sa mère étant morte après l'avoir allaité quelques mois, le mari ^ s'occupa seul, dans une île retirée, d'achever l'éducation de cet enfant , jusqu'à ce qu'il eût grandi et qu'il fût devenu intelligent et instruit. N'ayant jamais vu ni fem'me, ni aucune femelle des animaux, il demanda un jour à un des hommes qui étaient avec lui : « Comment se fait-il que nous existons, et de quelle manière avons-nous été formés ? » Celui à qui il avait adressé la question lui répondit : « Chacun de nous a été formé dans le ventre d'un individu de notre espèce, semblable à nous , et qui était une femme ayant telle et telle forme; chacun de nous était un petit corps dans l'intérieur du ventre, se mouvant, s'alimentant, croissant petit à petit, vivant, jusqu'à ce qu'arrivé à telle limite de grandeur, il s'ouvrit à lui, dans le bas du corps (de la femme) , une porte par laquelle il apparut et sortit, et après cela il ne cessa de grandir jusqu'à ce qu'il fût devenu tel que tu nous vois. » Cet enfant orphelin interrogera

(1) sJâÀ signifie naturel, disposition naturelle qu'on apporte en naissant. Cf. Appendice du More ha-Morè, p. 149 (première note sur le chap. 1T de la Ire partie). Les mots JTiDÊ^N bûN3 ont été paraphrasés, dans la version d'Ibn-Tibbon, par 01*0 ynDTDH jnon D^BN parfait dans la connaissance innée à V homme ; cependant plusieurs manuscrits portent simplement HT^n D^, parfait de création; de même Al-'Harîzi :

niinan ah*-

(2) Le texte arabe porte bil^N > l'homme , et Ibn-Tibbon entend par ces mots le père de l'enfant; il traduit (edit. princeps) : *)-Q^ TON "PM '"Dl D^y^nb- Dans plusieurs mss. du texte arabe, on lit *>MJ")ta au pluriel, les hommes; cette leçon est adoptée par Ibn-Falaquéra, qui traduit : '*Ol O^b'&'nb D'WN ÏTîSïïi et quelques hommes s'occupèrent seuls d'achever, etc. Cette leçon , dit-il , est confirmée par ce qui est dit un peu plus loin, que l'enfant interrogea un des hommes qui étaient avec lui, sans qu'il soit question du père. Voy. l'Appendice du More ha-Moré, p. 454. Al-'Harîzi traduit dans le même sens: D*tWN IpDjtfVfti des hommes s'occupèrent. L'auteur, en effet, ne s'est pas exprimé avec toute la clarté désirable ; peut-être a-t-il voulu dire que le père se rendit, avec quelques serviteurs dans une île solitaire, pour y achever l'éducation de son enfant.

nécessairement de nouveau et dira : « Cet individu d'entre nous, pendant qu'il était petit dans le ventre, vivant, se mouvant et croissant, mangeait-il ? buvait-il ? respirait-il par la bouche et ie nez? déposait-il des excréments? » — Non , lui répondra- 1 on. — Mais lui , il s'empressera indubitablement de nier cela, et il démontrera l'impossibilité de toutes ces choses, qui pourtant sont vraies M, en argumentant de l'être parfait arrive à son état définitif. « Si l'un de nous, dira-t-il , était pendant quelques moments privé de respiration, il mourrait, et ses mouvements cesseraient; et comment donc peut-on se figurer que quelqu'un d'entre nous puisse rester pendant des mois dans une membrane épaisse (2 , enfermé dans l'intérieur d'un corps, et avec cela vivre et se mouvoir? Si l'un de nous pouvait avaler un moineau, certes , ce moineau mourrait instantanément dès qu'il arriverait dans l'estomac, et à plus forte raison dans le bas-ventre. Chacun de nous, s'il ne prenait pas de nourriture par la bouche et s'il ne buvait pas, mourrait indubitablement au bout de quelques jours ; et comment donc un individu pourrait-il rester des mois sans manger ni boire? Si quelqu'un de nous, après s'être nourri , ne déposait pas d'excréments, il mourrait en peu de jours dans les douleurs les plus violentes ; comment donc celui-là aurait-il pu rester des mois sans déposer des excréments? Si l'on perçait le ventre à l'un de nous, il mourrait au bout de quelques jours ; comment donc pourrait-on croire que ce fœtus ait eu l'ombilic ouvert? comment enfin se fait-il qu'il n'ouvre pas ses yeux, ni n'étende ses mains, ni n'allonge ses pieds, comme vous le prétendez, puisque tous ses membres sont en bon état, et n'ont aucun mal ?» — Et ainsi il poursuivra ses raisonnements, (pour prou-

(1) Littéralement : et il établira la démonstration contre toutes ces choses vraies, (pour montrer) qu'elles sont impossibles.

(2) lbn-Tibbon a : D1HD DO, une bourse fermée ; cette traduction a été blâmée avec raison par Ibn-Falaquéra (Appendice du More ha-Moré 3 \y. 1S4-), qui lait observer que le mot arabe p^D ne signifie pas ferme % mais fort, grossier ou épais. Al-'Harîzi a DWp >^2-

ver) qu'il est impossible que l'homme se forme de cette manière.

Examine bien cet exemple et réfléchis-y , ô penseur ! et tu trouveras que c'est là également la condition dans laquelle nous sommes vis-à-vis d'Arislole. En effet, nous tous, les sectateurs de Moïse, notre maître* et d'Abraham, notre père, nous croyons que le monde a été formé de telle et telle manière, qu'il s'est développé de telle manière l1)', et que telle chose a été créée après telle autre ; mais Aristote se prend à nous contredire, en argumentant contre nous delà nature de l'être arrivé à son état définitif, parfait et existant en acte, tandis que nous, nous lui afïirmons qu'après êlre arrivé à son état définitif et être devenu parfait, il ne ressemble à rien de ce qu'il était au moment de naître, et qu'il a été produit du néant absolu. Quel argument donc peut-on tirer contre nous de tout ce qu'il dit? car ces arguments ne frappent que celui qui prétend que c'est la nature de cet êlre, arrivée à son état définitif, qui prouve (elle-même) qu'il a é(é créé, tandis que je t'ai déjà fait savoir que, quant à moi, je ne soutiens pas cela.

Je vais maintenant reprendre les principes de ses méthodes (*), et je te montrerai comment il ne s'ensuit absolument rien pour nous qui soutenons que Dieu a produit le monde entier du néant et l'a formé (successivement) jusqu'à ce qu'il fut devenu parfait comme lu le vois.

La matière première , dit-il , n'est pas née ni ne périra ; et , argumentant des choses nées et périssables , il montre qu'il est impossible qu'elle soit née (3). Et cela est vrai M. Car nous1 ne

(1) Littéralement : qu'il a été tel de tel, c'est-à-dire qu'il a eu telle forme qui s'est développée de telle autre.

(2) L'auteur veut parler des méthodes par lesquelles Aristote démontre l'éternité du monde, et qui sont énumérées au chap. XIV.

(3) Voir au chap. XIV, la deuxième méthode.

(4) C'est-à-dire : 11 est vrai, en effet, comme le dit Aristote, qu'elle n'est pas née de quelque chose; mais rien ne nous empêche d'admettre qu'elle est sortie du néant absolu.

soutenons pas que la matière première se soit formée, comme l'homme se forme du sperme, ni qu'elle doive périr, comme périt l'homme en devenant poussière; mais nous soutenons au con" traire que Dieu l'a produite du néant, et qu'après sa production elle est telle qu'elle est (*), je veux dire que toute chose se forme d'elle et que tout ce qui s'est formé d'elle retourne à elle en périssant. Elle n'existe point dénuée de forme W, et elle est le terme de la naissance et de la corruption. Quant à elle, elle n'est pas née (de quelque chose), comme naît tout ce qui se forme d'elle , et elle ne périra pas [en quelque chose) , comme périt ce qui périt en elle; mais au contraire, elle est une chose créée, et quand son créateur le voudra, il la réduira au néant pur et absolu.

Nous dirons absolument la même chose du mouvement; car on a argumenté de la nature du mouvement pour prouver qu'il n'est pas né et qu'il ne périra past3). Et cela est encore vrai W; car nous soutenons qu'il est inimaginable que, depuis que le mouvement a existé avec sa nature invariable et fixe, il ait pu, dans son universalité, être sujet à la naissance et à la corruption, comme le sont les mouvements partiels qui naissent et périssent (5). Le même raisonnement s'applique à tout ce qui est in-

(1) En d'autres termes : elle est telle qu'elle doit être pour répondre à l'idée de matière première; car, après être sortie du néant, elle est absolument sans forme.

(2) C'est-à-dire : bien que dans notre pensée ce soit une matière sans forme, elle n'existe en réalité qu'avec la forme; car, immédiatement après sa production , les formes s'y succèdent sans cesse et y font place les unes aux autres.

(3) Voir au cliap. XIV, la première méthode.

(4) C'est-à-dire, nous pouvons accorder cela, sans qu'il en résulte une preuve contre notre système de la création.

(5) Littéralement : car nous soutenons que, après que te mouvement a existé selon cette nature sur laquelle il a été fixé, il est inimaginable qu'il ait pu naître et périr par une naissance totale et par une corruption totale, comme naissent les mouvements partiels qui naissent, et comme périssent les

deuxième partit:. — chap. xvn. 13a

lièrent à la nature du mouvement (*). De même, quand il dit du mouvement circulaire qu'il n'a pas de commencement, cela est vrai (dans ce sens) qu'après la 'production du corps sphérique , qui se meut circulairement, on ne saurait se figurer dans son mouvement aucun commencement (2).

Nous en dirons autant de la possibilité qui doit précéder tout ce qui naît(3);car cela n'est nécessaire que dans cet univers (complètement) établi, où tout ce qui naît ne naît que d'un être quelconque. Mais la chose produite du néant n'indique, ni pour les sens, ni pour l'intelligence, aucune chose (antérieure), de manière qu'elle dût être précédée d'une possibilité.

Enfin , nous raisonnerons encore de la même manière sur (ce qu'il dit) que dans le ciel il n'y a pas de contrariété^). Cela est encore vrai ; seulement (il faut remarquer) que nous ne soute-

mouvements partiels. L'auteur s'est exprimé d'une manière embarrassée et peu claire. Le sens est : Nous admettons avec Aristote que le mouvement universel du monde est de nature telle qu'il n'a pu naître d'un mouvement antérieur qui l'ait fait passer de la puissance à l'acte , comme cela a lieu dans les mouvements partiels , par exemple dans celui des animaux. Mais nous ne concluons pas de là que le mouvement universel soit éternel ; car, s'il est vrai qu'il n'a pu avoir pour cause un mouvement antérieur, il a pu cependant avoir un commencement et avoir été créé par Dieu. C'est dans ce sens qu'Albert le Grand réfute la première méthode d'Aristote, et il résume sa réfutation en ces termes : « Et de hac via constat , per antedicta, quod non probat motum non incepisse per creationem, sed quod non incepit per mutationem et motum. » Voy. Summa theologiœ, pars. II, tract. I, qusest. IV, partie. 3 (opp. t. XVIII, pag. 58, col. b.)

(1) L'auteur veut parler du temps , dont il est également question dans cette première méthode.

(2) L'auteur réfute ici, en passant, un argument tiré du mouvement circulaire de la sphère céleste; ce mouvement n'ayant pas de point de départ, on a prétendu pouvoir conclure de là qu'il doit être éternel. Cet argument n'est pas compris dans les méthodes du chap. XIV.

(3) Voir au chap. XIV, la quatrième méthode.

(4) Voir au chap. XIV, la troisième méthode.

rions pas que le ciel se soit formé, comme se forment le cheval et le palmier, et (par conséquent) nous ne soutenons pas qu'étant composé, il doive périr, comme les plantes et les animaux , à cause de la contrariété qui y existerait (*).

Le fond de la chose est ce que nous avons dit, f à savoir) que 1 être étant dans son état parfait et achevé, on ne saurait argumenter de son élat actuel sur l'état (où il était) & avant sa perfection. Nous ne trouvons non plus rien d'absurde dans ce qu'on a dit que le ciel a été formé avant la terre, ou la terre avant le ciel (3) , ou que le ciel était d'abord sans astres, ou (qu'il existait) telle espèce d'animaux sans telle autre ; car tout cela s'applique à l'époque où cet ensemble (de l'univers) fut formé. Il en est comme de l'animal lors de sa formation, le cœur étant formé avant les testicules, comme on le reconnaît à la simple vue, et les veines avant les os, quoique, dans son état parfait, aucun de ses membres n'existe indépendamment de tous les autres, sans lesquels la conservation de l'individu est impossible. Il faut aussi (admettre) tout cela, dès qu'on prend le texte (de l'Ecriture) dans son sens littéral, bien qu'il n'en soit pas ainsi, comme cela sera exposé quand nous nous étendrons là-dessus W. — Il faut que tu fasses

(1) L'auteur veut dire : Nous accordons à Aristote que dans le ciel , tel qu'il est, il n'y a pas de contrariété, par suite de laquelle il doive périr, et que , par conséquent , il n'a pu naître comme naissent les choses sublunaires ; mais aussi nous ne disons nullement qu'il soit né et composé comme ces dernières; et il ne s'ensuit point de la thèse d'Aristote que Dieu n'ait pu le créer, en le faisant sortir du néant dans une simplicité absolue.

(2) Les mots ^ NSKMn, qu'ajoutent ici les éditions de la version d'Ibu-Tibbon , ne se trouvent pas dans les mss. de cette version, ni dans celle d'Al-'Harîzi.

(3) L'auteur fait sans doute allusion à la discussion entre l'école de Scbamaï et celle de Hillel , rapportée dans le Talmud de Babylone, traité 'Haghîgâ, fol. 12 a.

(4) Voir plus loin, chap. XXX, où l'auteur explique longuement divers détails de la création.

bien altention à ce sujet (O- car c'est un grand mur que j'ai construit autour de la Loi et qui l'environne pour la protéger contre les pierres qu'on lui lance. Si Aristole, — je veux dire celui qui adopte son opinion, — argumentait contre nous, en disant : Puisqu'on ne peut tirer aucune preuve de cet univers (achevé), comment donc savez-vous, vous-mêmes, qu'il a été créé et qu'il y avait une autre nature W qui l'a créé ? nous répondrions : Gela ne nous touche point par rapport à notre but actuel (3). En effet, nous ne voulons pas maintenant établir que le monde a été créé; mais ce que nous voulons, c'est (de montrer) qu'il est possible qu'il ait été créé; et on ne saurait démontrer la fausseté de cette assertion, en argumentant de la nature de l'univers, avec laquelle nous ne nous mettons pas en opposition^4). La possibilité de cette assertion étant établie , comme nous l'avons exposé, nous chercherons ensuite à faire prévaloir l'opinion de la création. Il ne resterait donc à cet égard (d'autre moyen de nous réfuter) que de nous démontrer l'impossibilité de la création du monde , non pas par la nature de l'univers , mais par ce que 1 intelligence juge être nécessaire par rapport à Dieu ; et ce sont les trois méthodes dont je t'ai parlé précédemment, et par lesquelles on cherche à démontrer l'éternité du monde en prenant Dieu pour point de départ ^K Je vais donc te montrer, dans le chapitre suivant, de quelle manière on peut les mettre en doute, de sorte qu'il ne puisse en résulter aucune preuve.

(1) C'est-à-dire, au sujet traité dans le présent chapitre, qui a pour but de montrer que les arguments d'Aristote ne prouvent rien contre la création.

(2) C'est-à-dire, un être d'une nature différente, qui est la Divinité.

(3) Dans la version d'Ibn-Tibbon , le mot arabe N20T1, désir, effort, a été rendu par ^nDWIlQ, notre pensée; lbn-Falaquéra (l. c.) fait observer qu'il faut le traduire par lim^in^H- At-'Harîzi a UntPpa*

(4) L'auteur fait allusion au reproche qu'il a adressé lui-même aux Molécallemin , à savoir, que leur système est en révolte ouverte contre les lois de la nature. Yoy. la lre partie , chap. LXXI, p. 349 et suiv.

(5) Voir au ckap. XIV, les méthodes V, VI et VIL

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