BONTÉ. — BIENVEILLANCE CHARITÉ
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Rien ne rafraîchit le sang comme de faire une bonne action.
Il faut avoir autant de joie du bien d'autrui que du sien.
Les grandes âmes ressentent plus de plaisir à faire du bien que le commun n'en a de le recevoir.
Si chacun faisait tout le bien qu'il peut faire sans se gêner, il n'y aurait pas de malheureux.
Les pauvres et les riches ne peuvent se passer les uns des autres.
L'argent des riches est du aux pauvres, et le travail des pauvres est dû aux riches.
Il est plus difficile de faire du mal que de faire du bien.
Les bonnes actions donnent du courage, et les mauvaises l'ôtent.
Ne dites point à votre ami : Allez et revenez, je vous donnerai demain, lorsque vous pouvez lui donner à l'heure même.
Celui qui ferme l'oreille au cri des pauvres criera lui-même et ne sera point écouté.
La véritable charité est sans ostentation : semblable à la douce rosée du ciel, elle tombe sans bruit.
L'homme qui possède la charité est comme Dieu, inaccessible à la crainte.
Le vrai chrétien doit posséder la plus belle vertu, qui vaut seule toutes les autres: la charité.
L'homme bienfaisant n'est pas celui qui donne le plus, mais celui qui donne le mieux.
L'homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres.
La bonté est cette disposition aimante qui porte à contribuer au bonheur d'autrui.
Il résulte une si douce satisfaction de la pratique du bien, qu'on ne devrait pas en faire un si grand mérite.
Mon enfant, quand tu feras du bien à quelqu'un, ne fais point de reproches et n'use point de paroles fâcheuses en donnant.
La parole ne vaut- elle pas mieux que le don ? et tous deux se trouvent dans l'homme gracieux.
Nous vous prions, mes frères, de reprendre ceux qui sont déréglés, de consoler ceux qui sont abattus, de supporter les faibles et d'être patients envers tous.
Prenez garde que personne ne rende à aucun le mal pour le mal, mais cherchez toujours à vous faire du bien les uns aux autres et à tout le monde.
Ne nous lassons point de faire le bien, car
nous moissonnerons en son temps si nous ne nous relâchons pas.
Pendant que nous en avons l'occasion faisons du bien à tous.
Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, qui est celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n'est jamais tard pour faire le bien
Mon fils, ne privez pas le pauvre de son aumône, et ne détournez pas vos yeux de lui.
Xe rejetez point la demande de l'affligé et ne détournez point votre visage du pauvre.
Que votre main ne soit point ouverte pour recevoir et fermée pour donner.
Ne manquez pas à consoler ceux qui sont dans la tristesse, et pleurez avec ceux qui pleurent.
Ne soyez point paresseux à visiter les malades, car c'est ainsi que vous vous affermirez dans la charité.
Faites du bien au juste, et vous en recevrez une grande récompense, sinon de lui, au moins du Seigneur.
Pour moi, quand je rends service je ne crois pas accorder une faveur , mais payer une dette.
Il n'y a de mérite à donner que lorsqu'on donnant on se prive.
Celui qui n'aime pas son frère demeure dans la mort.
N'aimons pas seulement de paroles , mais aimons en effet et en vérité.
Mes bien-aimés , aimons-nous les uns les autres, car la charité vient de Dieu, et quiconque aime les autres est né de Dieu et il connaît Dieu.
Celui qui n'aime point les autres n'a point connu Dieu, car Dieu est amour.
Si quelqu'un dit : j'aime Dieu et qu'il haïsse son frère, il est menteur, car celui qui n'aime point son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas?
Celui qui aime Dieu aime son frère.
Lorsque vous ferez l'aumône, que votre main gauche ne sache pas ce que fait votre droite.
Quiconque aura donné seulement à boire un verre d'eau à l'un de ces plus petits, ne perdra point sa récompense.
Le pauvre et l'étranger le Ciel me les envoie , Et mes mains avec eux partagent avec joie Des biens qui pour moi seul n'étaient pas destinés. Les solides trésors sont ceux qu'on a donnés. D'une âme généreuse ô volupté suprême ! Un mortel bienfaisant approche de Dieu même : L'amour de ses pareils sera toujours en lui Des humaines vertus l'inébranlable appui.
Autant de fois que vous aurez fait la charité à Tégard de l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi-même que vous l'aurez faite.
Laissez venir à moi les petits enfants, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.
C'est pourquoi, pendant que nous en avons
l'occasion, faisons du bien à tous, mais prin cipalement aux domestiques de la foi.
Faites du bien à votre ami avant votre mort.
Si vous faites du bien , on vous rend bien pour bien; mais si vous faites du mal, on vous rend un plus grand mal.
Souvenez-vous de la pauvreté pendant IV bondance, et des besoins de l'indigence au jour des richesses.
Qui ne fait pas le bien dans la prospérité , souffre beaucoup dans la disgrâce.
Tout ce que tu donnes tu remporteras avec toi.
Tends la main aux. malheureux ^ Dieu ne
^abandonnera pas.
Je suis homme, tout homme est un ami pour moi.
Fais du bien et jette-le à la mer; si les poissons l'ignorent, Dieu le saura.
0 toi qui peux jouir d'un doux sommeil, pense à ceux que la douleur empêche de dormir; ô toi qui marches lestement, aie pitié de ton compagnon qui ne peut rte suivre ; ô toi qui es opulent , songe à celui que la misère accable!
Les richesses et le monde passeront, mais les bonnes actions demeureront.
Un des plus sûrs moyens de plaire à quelqu'un , c'est de commencer par l'aimer : la bienveillance donne de la grâce aux manières, du charme au son de la voix et de l'éloquence aux discours.
11 y a des gens qui donnent d'un air de refus.
Otez l'amour et la bienveillance, tout charme lisparaît delà vie.
Donner vite c'est donner deux fois.
Regardez dans le cœur plutôt que dans la main de celui qui donne.
Faites tous vos dons avec un visage gai et sanctifiez vos décimes par votre joie.
La bonne volonté doit passer pour un àcompte.
Fais le bien et tu ne redouteras personne ; fais le mal et tu redouteras tout le monde.
Fais le bien et ne regarde pas à qui.
Fais à autrui ce que tu voudrais qui te fût fait.
La libéralité consiste moins à donner beaucoup qu'à propos.
La mémoire des malheureux qu'on a soulagés donne un plaisir qui renaît sans cesse.
Quand Dieu nous envoie l'opulence , c'est un essai pour nous rendre généreux.
Celui qui ne discerne pas la part du pauvre dans la fortune qui lui arrive, est ingrat envers Dieu. La dureté du riche est une impiété.
Trois choses fixent la valeur d'un présent le sentiment, l'à-propos et la manière.
La charité procède d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère.
La véritable manière de secourir le pauvre est de le mettre en état de se passer de secours.
Je crois, depuis fort longtemps . que vos mesures légales pour venir au secours des pauvres sont en gênerai très pernicieuses . en ce qu'elles tendent à encourager l'oisiveté,
A celui qui te donne sur-le-champ une goutte au, tu « tarissable,
d'eau, tu donneras en échange une fontaine in
Si tu as de l'argent secoure les hommes avec : si tu n'en as point, emploie les bons procédés.
Le don d'un homme généreux est un vrai présent: le don d'un homme intéressé est une
demande.
Celui qui a pilie du pauvre prête à l'Éternel.
et il lui rendra son bienfait.
Le denier de la veuve. Jésus, assis vis-à-vis du tronc, regardait comment le peuple mettait de l'argent dans le tronc . et plusieurs personnes
riches y mettaient beaucoup, et une pauvre veuve vint qui y mit deux petites pièces ; alors ayant appelé ses disciples, il leur dit : Je vous dis, en vérité ], que cette pauvre veuve a plus mis au tronc que tous ceux qui y ont mis, car tous les autres y ont mis de leur superflu , mais celle-ci y a mis de son indigence, tout ce qu'elle avait, tout ce qu'il lui restait pour vivre.
Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre.
Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir.
Ne faites point de mal et le mal ne vous sui prendra pas.
La sévérité n'exclut pas la bonté.
L'impatience aigrit et aliène les cœurs; la douceur les ramène.
Ce qui n'est écrit que sur le marbre et l'airain est bientôt effacé. Ce qui est écrit dans les cœurs demeure toujours.
Il n'y a que les grands cœurs qui sachent combien il y a de gloire à être bon.
Les seules louanges que le cœur donne sont celles que la bonté s'attire.
Un bienfait reçu est la plus sacrée de toutes les dettes.
L'homme charitable ne craint pas d'être dépouillé de ses biens à la mort. Il a prévenu la mort le premier en se dépouillant.
Quelle belle épitaphe! Il avait transporté dans le ciel ses biens par la charité; il est allé en prendre possession.
Vous êtes riche ; la vertu de votre état, c'est
la générosité , c'est la bienfaisance. Que vos oreilles soient toujours ouvertes aux cris des malheureux.
Voulez-vous savoir comment il faut donner? mettez-vous à la place de celui qui reçoit.
Les bonnes actions retombent sur ceux qui les font; mais le mal que font les méchants est contre eux-mêmes.
Quand il ne nous reviendrait de nos largesses que le seul plaisir de les avoir faites , elles seraient assez payées pour un bon cœur.
Il faut être utile aux hommes pour être grand dans l'opinion des hommes.
L'ingratitude ne doit pas empêcher de faire du bien.
La générosité consiste à se priver soi-même pour donner aux autres.
La joie de faire le bien est tout autrement douce que la joie de le recevoir.
Faisons servir, tant qu'il nous plaira, nos biens à nos plaisirs, à nos caprices ; nous n'en ferons jamais un usage qui nous laisse une joie plus pure qu'en soulageant les malheureux.
11 n'y a ni vertu, ni vrai courage, ni gloire solide, sans l'humanité.
Que chacun donne selon qu'il l'a résolu dans son cœur, non à regret ni par contrainte , car Dieu aime celui qui donne gaiement.
L'auteur d'un bienfait est celui qui en recueille le fruit le plus doux.
Le riche sans libéralité est un arbre sans fruit.
C'est rusticité que de donner de mauvaise
grâce. Le plus fort et le plus pénible est de donner ; que coûte-t-il d'y ajouter un sourire ?
Obliger de bonne grâce, c'est obliger doublement.
11 y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui Ton vient de donner.
De la bonté avec tout le monde, excuser les fautes, pardonner les torts, être gai et complaisant, c'est la pierre philosophale de la félicité.
L'abandon dans la vieillesse est le sort de l'égoïste.
L'impérissable souvenir d'une bonne action répand sur toute notre vie un parfum de bonheur.
On trouve encore du bonheur à faire des ingrats; mais il n'y a que du malheur à l'être.
L'ingratitude est un vice contre nature; les animaux mêmes sont reconnaissants.
Le malheur ne sortira jamais de la maison de celui qui rend le mal pour le bien.
Le bien qu'on fait la veille fait le bonheur du lendemain.
11 faut être juste avant d'être généreux.
Le corps est soutenu par les aliments, et Lame se soutient par les bonnes actions.
La mémoire d'un bienfait ne doit jamais vieillir.
La bienfaisance est le bonheur de la vertu ; il n'y en a point de plus grand sur la terre.
Pourrait -on être bon et sage et laisser
échapper un seul jour sans chercher à faire quelque chose de bien?
La charité est patiente , elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité n'est point insolente , elle ne s'enfle point d'orgueil.
Elle n'est point malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'aigrit point, elle ne soupçonne point le mal.
Elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité.
Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
Le vrai bien consiste en ce qui est honnête, et le mal en ce qui est honteux.
La pitié d'une femme , et plus douce et plus tendre , Au cœur des malheureux sait mieux se faire entendre.
Soyons compatissants pour les malheurs d'autrui ; Allons le consoler et pleurer avec lui.
Riches , soyez humains , tendres et généreux :
Quel bien vaut le bonheur de rendre un homme heureux ?
Le plaisir d'obliger est le seul bien suprême
Qui puisse élever l'homme au-dessus de lui-même.
l'enfant du fondeur.
Une jolie petite fille de sept ans, Eugénie
Perrault, rentrait de son école chez ses parents,
avec son panier au bras. Il était cinq heures
et demie du soir; la journée était affreuse.
Des décombres d'un bâtiment sort une autre
petite fille de huit ans , de figure agréable ,
transie de froid et mouillée jusqu'aux os.
« Mademoiselle, auriez-vous un peu de pain?
j'ai bien faim. — 0 mon Dieu , oui ! j'en ai,
répond Eugénie. Tenez, ma petite, en voilà.
Mais comme vous êtes mouillée I — Je suis là
depuis longtemps. Mon papa m'a amenée de la campagne à Paris ; il m'a dit de l'attendre à la porte d'un marchand de vin, mais il est sorti
par une autre porte sans venir me reprendre. — Vous n'avez donc pas de maman? — Elle est morte. — Avez-vous des petits frères, des petites sœurs? — Nous sommes sept. — Eh bien ! venez avec moi; j'ai une bonne maman, elle vous donnera à manger, elle vous couchera ; vous serez ma petite sœur. » Et Eugénie de prendre aussitôt la petite fille par la main et de Femmener avec elle. « Tiens, maman, voilà une pauvre petite que son père a abandonnée. Tu la garderas, n'est-ce pas, maman? Tu sais bien que dans la fable de Y Enfant abandonné , le bon Dieu dit qu'il bénira ceux qui en prendront soin : le bon Dieu te bénira. »
Sur la recommandation d'Eugénie, l'orpheline a été sur-le-champ habillée et traitée comme l'enfant de la maison.
Quel est donc le père de cette Eugénie qui, dans un âge aussi tendre, est si bienfaisante et si sensible? C'est un honnête et simple ouvrier, fondeur en caractères.
Une jeune princesse, informée de ce trait charmant, a sur-le-champ fait porter à l'intéressante petite fille des marques de sa bienfaisance.
La bonté doit faire le fond de nos cœurs, et doit être en même temps le premier attrait pour gagner les autres hommes.
Il faut tâcher que la principale qualité qui éclate en nous soit la bonté, parce qu'elle ne choque point Tamour-propre des autres.
TRAVAIL
Le travail est le père de toutes les vertus, comme l'oisiveté est la mère de tous les vices.
La paresse rend tout difficile; le travail rend 4out aisé.
TRAVAIL
Le travail , source de tant de satisfaction , de jouissances, unique secret de couler rapidement les heures et d'en tirer un riche parti ; le travail, qui nous sauve de tant de maux, nous garantit de tant de pièges, nous préserve de tant de fautes, n'est pas seulement pour nous un plaisir, une ressource, une défense, mais un devoir positif que nous imposa la nature.
Le travail, chose si précieuse, est une meilleure ressource contre l'ennui que le plaisir.
Il n'y a pas de repos plus doux que celui qui s'achète par le travail.
11 faut être plus avare de son temps que de son argent.
Le temps , ce bien précieux , est comme l'argent : n'en perdez pas, vous en aurez assez.
La perte du temps est la plus grande des prodigalités, puisque le temps perdu ne se retrouve jamais.
Si vous aimez la vie, ne prodiguez pas le temps, car c'est l'étoffe dont la vie est faite.
Pour trouver le bien il faut le chercher.
Le désœuvrement est le père des soucis.
L'amusement doit être précédé du travail comme le repos doit l'être de l'exercice.
S'occuper , c'est ne pas perdre son temps travailler, c'est l'employer utilement.
L'occupation est le seul remède contre les peines.
Qui veut avoir du repos doit travailler.
L'industrie est la main droite de la fortune, et la frugalité sa main gauche.
Paresse, clef de pauvreté.
La clef dont on se sert est toujours claire.
Voyez de vos yeux qu'avec un peu de travai je me suis acquis un grand repos.
Celui qui travaille et qui a tout en abondance vaut mieux qu'un glorieux qui n'a pas de pain.
Le regret qu'ont les hommes du mauvais emploi du temps qu'ils ont vécu, ne les conduit pas toujours à faire de celui qui leur reste à vivre, un meilleur usage.
Soigne bien ta vigne, tu n'auras pas besoin d'envier celle de ton voisin.
Un arithméticien politique a calculé que si chaque homme et chaque femme travaillaient seulement pendant quatre heures par jour à quelque chose d'utile, le résultat de ce travail suffirait pour fournir à toutes les nécessités et même à toutes les douceurs de la vie. Le besoin et la misère seraient bannis de la terre et
le reste des vingt-quatre heures pourrait être consacré au repos et aux plaisirs.
L'ennui est la juste punition des désœuvrés, des esprits vides et des cœurs indifférents.
L'oisiveté ressemble à la rouille ; elle use beaucoup plus que le travail.
La paresse va si lentement que la pauvreté l'atteint bientôt.
Se coucher de bonne heure et se lever matin procure santé, fortune et sagesse.
Quiconque est laborieux n'a point à craindre la disette; car la faim regarde à la porte de l'homme laborieux, mais elle n'ose pas y entrer.
L'activité est la mère de la prospérité.
Dieu ne refuse rien au travail.
Labourez pendant que le paresseux dort, vous aurez du blé à vendre et à garder.
Ne remettez jamais à demain ce que Vous pouvez faire aujourd'hui.
Hâtons-nous , le temps fuit et nous traîne avec soi : Le moment où je parle est déjà loin de moi.
La vie oisive et la vie tranquille sont deux choses fort différentes.
On est coupable de s'ennuyer, car il y a toujours du bien à faire.
Le travail et l'ennui ne passent jamais par la même porte.
Les plaisirs courent après ceux qui les fuient.
Trois déménagements font le même tort qu'un incendie.
Gardez votre boutique et votre boutique vous gardera.
L'œil d'un maître fait plus d'ouvrage que ses mains.
Le défaut de soin fait plus de tort que le défaut de savoir.
Qui ne veut pas travailler ne mangera pas.
Alirecl-le-Grand employait huit heures au travail, huit au repos, huit à la récréation.
Dieu a posé le travail pour sentinelle de la vertu .
11 n'y a pas de fardeau plus pesant que celui de la paresse.
11 faut employer dix heures au travail, huit heures à l'instruction , à l'exercice, aux repas, et six heures au repos.
La paresse annonce un cœur indifférent. De quel hien peut être capable un paresseux? Les moindres obstacles l'arrêtent, et le peu de mouvement et d'intérêt qu'il met dans ses actions est toujours la cause du peu de succès qu'elles ont; chez lui toutes les vertus deviennent stériles: elles ne portent des fruits que dans l'activité.
La fileuse vigilante ne manque jamais de chemise.
Le travail et l'exercice^sont pour le corps ce que l'étude et l'application sont pour l'âme ; ils le fortifient et le rendent capable des plus grandes choses. Il faut que ceux qui se livrent à une nonchalance volontaire et à une espèce d'assoupissement d'eux-mêmes soient bien peu éclairés sur leur propre intérêt, pour ne pas voir que c'est de là que naissent la plupart de leurs maux.
Le ciel a accordé de quoi vivre à tout le monde, mais à condition de travailler pour l'avoir.
Ceux qui emploient mal leur temps , sont les premiers à se plaindre de sa brièveté.
Quand on attend sa fortune du hasard, on risque fort d'aller mourir à la porte d'un hôpital.
Le pauvre naît, travaille et meurt; le riche liait, s'ennuie et meurt : lequel vaut mieux d'arriver à la mort par le travail ou par l'ennui?
Là hardiesse et le travail surmontent les plus grands obstacles. Il n'y a rien d'impossible à ceux qui savent oser et souffrir. Ceux qui s'endorment méritent d'être surpris et accablés.
La paresse rend tout difficile, le travail rend tout aisé : celui qui se lève tard s'agite tout le jour et commence à peine ses affaires quand il est déjà nuit.
Ne nous laissons jamais aller à la paresse ; Le dégoût suit toujours l'indolente mollesse.
Le travail amène à sa suite les aises, l'abondance, la considération.
Les pensées d'un homme fort et laborieux produisent toujours l'abondance, mais tout paresseux est toujours pauvre,