I. — Louis de Harlai, mort le 17 mai i544, eu 18 enfants
Trois d'entre eux en eurent respectivement :
Cristophe de Harlai I, 7.
Robert de Harlai, 7.
Louis de Harlai, 6.
L'un des fils de Robert, Nicolas de Harlai, en eut 8.
IL — Aubert de Jaucourt, mort en 1567, eut 10 enfants.
L'un d'eux, Jean de Jaucourt H, en eut 9 :
Trois d'entre eeux-ci en eurent respectivement :
Jean de Jaucourt III, 6.
Jacques de Jaueourt, 6.
Pierre de Jaucourt, 7.
L'un des fils de Jean III, Philippe de Jaucourt, eut 9 enfants.
l'hérédité des sensibilités
Le générateur transmet à l'engendré la constitution de ses neurones et, par conséquent, ses fonctions cérébrales, ce que les psychologues idéalistes appellent les facultés.
C'est ainsi que les sensibilités tactile, thermique, pathique et voluptueuse sont héréditaires.
La voluptueuse Domitia Lépida engendra Valéria Messalina, la fameuse << Messaline ».
L'empereur Octavius César Augustus transmit sa lubricité à sa fîUe Julia I et à sa petite-fille Julia II ;
Karl dit le Grand (Charlemagne) à ses filles ;
Le pape Rodrigo Lanzuoli (Alexandre VI) à ses enfants ;
Le roi François de Valois I à sa fille Marguerite;
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Philippe d'Orléans II (le Régent) à sa fille Marie, duchesse de Berry.
« J'ai connu, écrit Prosper Lucas, un homme d'une passion sans frein pour le vin et les femmes. Il eut un fils qui, à peine adolescent, poussait à l'extrême ces deux vices. Il enleva une maîtresse de son père, qui ne lui pardonna pas, même à sa mort. Ce fut son début ; depuis, il s'est ruiné et a été réduit à vendre ses matelas pour payer des filles. Le fils de ce même homme vient de mourir, jeune mais incorrigible des mêmes vices que son père et son aïeul \ »
Enfin le rabbin Hirsch Dœnemark qui, dès l'âge de dix ans, percevait directement les ondulations cérébrales émanant des personnes présentes et devinait leurs pensées, transmit cette faculté à son fils, chez lequel elle apparut au même âge.
(i) Prosper Lucas. Traité philosophique et physiologique de V hérédité naturelle, Paris, Baillière, I, p. 479-
L HEREDITE DES SENTIMENTALITES
Les neurones sentimentaux (c'est même une des preuves de leur existence) transmettent également leur constitution et leurs propriétés. Les anciens Hindous l'avaient remarqué: «Le manque de sentiments nobles, écrit Swâyambhouva, la rudesse des paroles, la cruauté et l'oubli des devoirs dénotent icibas l'homme qui doit le jour à une mère digne de mépris. » \
Un des fils de Louis Capet XIV et de Françoise de Rochechouart (Mme de Montespan), conçu dans un accès de tristesse provoqué chez la favorite par les cérémonies d'un jubilé, était surnommé « l'enfant du jubilé » à cause de son caractère morose.
L'orgueil est héréditaire chez le cheval de course comme chez l'homme. Antheaume et Vurpas, étudiant les familles de gymnasiar-
(i) Swâyambhouva. Manava-Dharma-Sastra, X, 58.
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ques, ont montré qu^ls se transmettent Tamour du succès. Le marquis de Mirabeau constate dans sa maison Texistence « d'un certain génie fier, particulier et exubérant. » Et c'est sans doute les HohenzoUern que vise Ernst Hœckel lorsqu'il parle de la transmission des instincts d'oppression dans certaines familles princières.
L'amour de l'homme est héréditaire chez le chien. Il adore son maître à l'égal d'un dieu et l'on a pu dire de lui qu'il est le seul être sur la terre qui nous aime plus qu'il ne s'aime lui-même.
L'irritabilité est héréditaire chez le cheval de course comme chez l'homme. Les Gâtons étaient sévères, les Appicus inflexibles.
Il en est de même du courage et la craintivîté. Qu'il s'agisse des Incas, des Normandie ou des Francs, la noblesse guerrière transmet à ses fils la bravoure et le sentiment de l'honneur : « 6on sang ne peut mentir. »
Dans les îles désertes, les oiseaux n'ont pas peur de l'homme lorsqu'ils le voient pour la première fois. Ils n'en est plus de même par la suite et ils transmettent cette crainte à leurs petits. Ceux-ci s'envolent à l'approche
du premier homme qu'ils rencontrent. En Angleterre, cette crainte est surtout prononcée chez les grands oiseaux parce qu'on les chasse plus que les petits. Weissenbom a montré que les outardes fuient Fhomme dès leur naissance dans les régions où les chasseurs sont nombreux. T. B. Knight constate que la crainte de Thomme a notablement augmenté en 60 ans chez la bécasse d'Angleterre. D'après Georges Leroy, dans les pays où Ion chasse le renard, les jeunes se montrent, dès la sortie du terrier, plus défiants que ne le sont les vieux dans les pays où Ton ne chasse pas le renard \
D'après Louis Gratiolet, un petit chien qui n'avait jamais vu le loup était pris de peur lorsqu'on lui faisait sentir un morceau de la peau de cet animal, usé jusqu'au cuir. On sait d'autre part que la litière des lions et des tigres ne peut servir aux chevaux européens à cause de la terreur qu'elle provoque chez eux. Chez le singe et chez l'homme, la crainte des reptiles, chez l'homme la crainte des cavernes, où autrefois habitaient les fauves, sont héréditaires.
(i) Georges Leroy. Lettres philosophiques sur Vintelligence des animaux. Paris, Bossange, 1902, p. 86.
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Il en est de même du mysticisme. Chez les anciens Égyptiens et les anciens Juifs, il y avait des familles de prêtres. Les nonnes de Port-Royal avaient presque toutes plusieurs religieux dans leur parenté \ Il y a aujourd'hui chez les Arabes des familles de marabouts, chez les Nègres des familles de sorciers.
Le sentiment esthétique se transmet également par hérédité. Les tableaux généalogiques qui suivent en font foi.
(i) Binet-Sanglé. Les lois psycho-physiologiques du développement des religions. Paris, Maloine, 1907.