FAMILLE VAN MIERIS
MlÉRIS
lapidaire
Frans MlÊRiS
(16 avril 1632 - 12 mars 1681)
peintre de genre
lohannes MiÉRIS
(17 juin 1660 - 17 mars 1690)
portraitiste
et peintre d'histoire
Willem Van Miéris
peintre de genre
Frans Van Miéris
(24 déc. 1689 - 22 oct. 1763)
peintre de genre
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L'HÉRÉDITé DES SENTIMENTALITÉS
Heinrich Bach (1615 - 1692) compositeur
osius Bach
liste
lohann-Michel Bach lohann-Christoph Bach II (1643 - 1694) (1643 - ^7^3)
compositeur compositeur
lohann-Ludwig Bach (1677 - Ï730) compositeur
bastian Bach -f Maria-Barbara Bach - 28 juil. 1750) 5t improvisateur :réateur de la c moderne
lohann-Nikolas Bach (1669 - 1753) compositeur
ist Bach II IV. 1782) ositeur
Wilhelm-Friedmann Bach Karl-Philippus BACH (1710 - !•' juil. 1784) (14 mars. 1714 -
compositeur et improvisateur 14 déc. 1788)
remarquable créateur de la sonate
FAMILLE BACH (i)
Veit Bach (?.i6i9) cithariste
Hans Bach (1580 -1625)
lohann-Christoph Bach I
musicien de la cour
et de la ville
du comté de Schwartzburg
Georg Bach lohann-Christoph Bach III lohann-A
« chef de chant » musicien de la cour vi
I et de la ville
lohann-Valentin BACH musicien lohann - Elias Bach
compositeur I
istoph Bach VI lohann-Christoph Bach V Anna Wulkens - - 85 - ? ) (1671 - 1701) bonne musicienne
çaniste organiste
lohann-Bernard Bach II lohann-Christoph Bach VII lohann
(1700 - 1742) (1732 - 26 janv. 1795) (1735
organiste compositeur
Wilhelm Bach
compositeur
LE HAKAS bUMAIN
lohann Bach
organiste
lohann-Chiist Bach I
organiste
lohann-Chrîstoph BACH IV organiste
lohann-Egidius
(1645- 1717) organiste
lohann-Bernard Bach I lohan (1676 - 1749) compositeur
lohann -Ernst Bach
(28 juin 1722 - 1777)
compositeur
i) Fétis Biographie universelle musiciens, Paris, Didot, i
l'hérédité des sentimentalités
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Louis V
mars 1707 -
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Je rappellerai encore, parmi les peintres :
Les trois Robusti (Tintoret), le père, le fils et la fille ;
Les deux van Dyck, le père et le fils ;
Les deux Téniers, le père et le fils ;
Les deux frères van Ostade ;
Et parmi les musiciens :
Les trois Beethoven : le père, le fils et le petit-fils ;
Les deux Mozart : le père et le fils ;
Les deux frères Haydn.
Même phénomène en ce qui concerne le talent littéraire. D'après Francis Gai ton, Théredite se rencontre près d'une fois sur deux chez les poètes. La poétesse Myro engendra Homéros le jeune. Aiskylos engendra deux autres poètes tragiques, Euphorion et Bion. Sophoklès engendra lophon. Le 'poète Bernardo Tasso eut, d'une femme remarquable, Porzia de Rossi, le fameux Torquato Tasso (le Tasse). Jean Racine engendra Louis Racine. Samuel Coleridje engendra le poète Hartley Coleridje, Derwent Coleridje, qui parlait neuf langues, et une fille très intelligente, Sara Coleridje. Le romancier Alexandre Dumas I engendra le dramaturge Alexandre Dumas IL Le poète Jean Richepin
l'hérédité des sentimentalités 79
engendra Jacques Richepin, auteur dramatique, et le compositeur Tiarko Richepin. Edmond Rostand et Rosemonde Gérard, tous deux poètes, engendrèrent le poète Maurice Rostand.
Chaque sentiment étant héréditaire, l'ensemble des sentiments, c'est-à-dire le caractère, Test également.
Gœthe avait hérité de sa mère son instinct de conservation personnelle, son horreur des impressions violentes, sa verve caustique.
Les Lamoignon étaient, selon Fléchier, « une de ces familles où Ton semble ne naître que pour exercer la justice et la charité, oii la vertu se communique avec le sang. » *
« Chez presque tous les princes de Condé, écrit Saint-Simon, on note une chaude et naturelle intrépidité, une remarquable entente de l'art militaire, de brillantes facultés de l'intelligence, mais, à côté de ces dons, des travers d'esprit voisins de la folie, des vices odieux du cœur et du caractère, la malignité, la bassesse, la fureur, l'avidité au gain, une avarice sordide, le goût de la rapine et de
(ï) Esprit Fléchier. Oraisons funèbres, Paris, iSSg, I, p.
8o LE HARAS HUBIAIN
la tyrannie et cette sorte d'insolence qui fait plus détester les tyrans que la tyrannie ellemême. » *
« Toute la lignée des Guise, écrit Voltaire, fut audacieuse, factieuse, pétrie du plus insolent orgueil et de la politesse la plus séduisante. Depuis François de Guise jusqu'à celui qui, seul et sans être attendu, alla se mettre à la tête du peuple de Naples, tous furent d'une figure, d'un courage et d'un tour d'esprit au-dessus du commun des hommes. J'ai vu les portraits en pied de François de Guise, du Balafré et de son fils : leur taille est de six pieds ; mêmes traits, même courage, même audace sur le front, dans les yeux et dans l'attitude. » '
Enfin le caractère français ressemble étonnemment au caractère gaulois, tel qu'il est décrit par César, Strabôn et Diodoros.
Cette hérédité du caractère, Prosper Lucas la représente par une figure splendide : « L'image que grave la lumière n'est pas simplement celle du visage et des traits, mais celle de l'impression et de l'expression de
(i) Louis de Rouvroy de Saint-Simon. Mémoires. (2) François Arouet de Voltaire. Dictionnaire philosophique. Article Caion*
L^HÉRéDITÉ DES SENTIMENTALITÉS 8l
rame au moment où ils sont saisis par le soleil. ))^
Le caractère n'est que la traduction psychologique du tempérament et, en dernière analyse, de la composition chimique. C'est pourquoi la ressemblance du tempérament et du caractère entre les générateurs et l'engendré s'accompagne souvent d'une ressemblance de la couleur de la peau.
(i) Prosper Lucas. Traité philosophique et physiologique de Vhérédité naturelle. Paris, Baillière, 18^7 1 11^ p. 5o5.
8a IM BABAS mjBfAIH
l'hérédité de la BftÉMOIBE
La mémoire est héréditaire. Le père et le fils de Sénéca étaient renommés à ce point de vue. Rester Slanhope écrit : « J'ai les yeux gris et la mémoire topographique de mon grand-père \ Quand il avait vu une pierre sur une route, il s'en souvenait. Moi aussi. * »
(i) WilUam Ktt L
(2) Hester Stanhopc. Mémoires ^ London, Colbum, i845.
l'hérédité de l'intelligence 83
l'héréditiê de l'intelligence
Comme le volume et le poids du cerveau, Tintelligence est héréditaire sous toutes ses formes : association des idées, raisonnement, faculté d'analyse, faculté de synthèse, imagination créatrice.
« Tous les missionnaires, écrit Prosper Lucas, ont fait l'observation que les enfants des brahmanes, la caste la plus élevée par le rang qu'elle occupe et par l'intelligence, étaient naturellement, toutes autres circonstances étant égales d'ailleurs, d'une pénétration, d'une étendue d'esprit et d'une docilité de beaucoup supérieures à celles des enfants de toutes les autres classes. » *
La ressemblance de l'intelligence entre le générateur et l'engendré s'accompagne souvent d'une ressemblance morphologique.
Cette hérédité explique la supériorité des citadins par rapport aux paysans. Les citadins descendent de gens que leurs quali-
(i) Prosper Lucas. Loc. cit., t. Il, p. 5o5.
84 LE HABA8 HUMAIN
tés intellectuelles ont conduit à la ville. Aussi sont-ce les départements de la France chez lesquels le pourcentage de la population urbaine est le plus élevé qui fournissent le plus grand nombre d'hommes remarquables.
Voici ces départements rangés dans Tordre décroissant de leur fécondité en ce genre :
Seine (à cause de Paris),
Bouches-du-Rhône (à cause de Marseille),
Rhône (à cause de Lyon).
Doubs,
Côte-d'Or,
Meurthe,
Vaucluse,
Hérault,
Jura,
Loiret,
Gard,
Marne,
Var,
Haute-Marne,
Seine-Inférieure. *
(i) Paul Jacoby. Études sur la sélection chez Vhomme, Paris, Alcan, 1904.
L'HÉRéDITé DE L 'INTELLIGENCE 85
Loibnitz remarque que rarithmétique et la géométrie sont en nous d'une manière virtuelle. C'est que nous avons hérité des neurones à idées abstraites et de leurs tracés. Or ceux-ci sont d'autant plus stables qu'ils ont été plus souvent parcourus, chez nos ancêtres, par l'ondulation rationnelle.
Karl Burdach constate que le développement des facultés intellectuelles chez les parents rend les enfants plus aptes à profiter de l'éducation. Si trop souvent les hommes de génie engendrent des imbéciles (par suite du surmenage intellectuel, des excès de tout genre et surtout d'une union malencontreuse), du moins engendrent- ils, plus aisément que les médiocres et les imbéciles, des sujets intelligents.
Étudiant les correspondants étrangers des académies, lesquels sont vraiment élus en raison de leur mérite et non de leur influence personnelle ou de leurs relations, Alphonse de Candolle constate que, quatre fois, le père et le fils ont reçu cette distinction. Il s'agit des BernouUi, des Euler et des Herschel.
« Outre les associés étrangers dont les pères avaient eu aussi ce titre, écrit-il, nous voyons, sur les listes des membres, cinq fils
de professeurs de sciences, médecins, pharmaciens etc, d'hommes s'occupant d'études scientifiques. En somme il y a eu neuf associés étrangers, fils de savants illustres ou d'hommes de science, c'est-à-dire une proportion de lo o/o. » ^
Francis Galton constate que le talent est le plus souvent transmis par le père (i58 fois sur 2o4 cas), ce qui s'explique aisément, la culture de l'homme étant supérieure à celle de la femme. Il estime que l'influence du milieu sur la genèse du talent est des plus restreintes*. Je partage «a manière de voir. Les influences de milieu peuvent facilement retarder ou empêcher l'apparition du talent; elles ne le créent qu'à la longue, il faut pour cela plusieurs générations.
Voici quelques exemples d'hérédité de l'intelligence.
Le mathématicien Théôn (d'Alexandria) engendra la fameuse mathématicienne Hypathia.
Anna Milbank^ la femme du poète George
(i) Alphonse de GandoUe. Histoire des sciences et des savants en Europe depuis deux siècles, Genève, Georg, 1878,
pp. 95-09.
(3) Francis Galton, in Nature, 11 août 1904, p. 354*
ii'BiiRiâpiTii »B l'intelligence 87
Byron, laquelle avait du goût pour les mathématiques, eut de lui une mathématicienne distinguée, Augusta Byron.
Le physicien anglais Robert Boyle compta dix-sept membres remarquables dans sa fafamille.
Frédéric William Herschel, çistronome illustre et frère d'une astronome, engendra John Herschel, mathématicien, physicien et astronome remarquable.
Je citerai encore :
parmi les naturalistes, les deux Geoffroy- Saint-Hilaire, le père et le fils, et les deux frères Humboldt ;
parmi les érudits, les trois Bordoni, dits Scaligers, le père, le fils et le petit-fils ;
parmi les administrateurs, les deux Walpole, le père et le fils.
Les tableaux généalogiques suivants sont démonstratifs.
l,B HARAS HUMAIN