‹ Le hochet d'or;Chapitre 57 sur 111 · PREMIÈRES ET DERNIÈRES AMOURS · texte numérisé non relu

PREMIÈRES ET DERNIÈRES AMOURS

Sur les genoux prenant sa place, A gros baisers Blanchelte embrasse Bon-Papa, — son premier amour!

L'aïeule, au seuil de la chaumière, Sur le banc de pierre, au soleil, Cherche de ses yeux sans éveil Un dernier rayon de lumière.

Elle est seule. L'été vermeil Attriste la vieille fermière; Le matin la voit la première, Toujours aveugle et sans sommeil.

Elle est seule, prête à la tombe.

Dans le temps où la moisson tombe, Les gars sont aux champs tout le jour.

Cependant sa main languissante

Caresse la tête récente

D'un petit-fils, — dernier amour !

LE BEBE FRANÇAIS

Aimons, aimons tous le Bébé Français!

Il est si gentil, quand il n'est pas grave! Son esprit partout a tant de succès !

Le hochet au poing, il paraît si brave ! Aimons, aimons tous le Bébé Français!

Le Bébé Français connaît la malice, Fleur du sol gaulois chère à nos aïeux; Son cœur, aussi pur que son front est lisse, S'ouvre avec franchise au rire joyeux : Le Bébé Français connaît la malice !

Du Bébé Français vive la gaîté!

En faisant ses dents il sait nous distraire : Adieu nos soucis, dès qu'il a chanté!

De l'ennui morose il n'est pas le frère : Du Bébé Français vive la gaîté !

LE BEBE FRANÇAIS

Le Bébé Français porte des képis.

Tout galonnés d'or, au coin de Voreille! Ses soldats de plomb couvrent les tapis. Montrant à sa fougue une ardeur pareille Le Bébé Français porte des képis! »

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