VIERGES ET MARTYRES
BALLADE
Les soldats, que la gloire enflait, N'ont plus de têtes ni d'épées; Les moutons, cherchant leur soufflet, Ne chantent plus leurs mélopées ; Les tambours sont muets et creux, Les girafes sont éclopées; Mais, dans tout ce carnage afi'reux, Ohl plaignez les pauvres poupées!
Leur caoutchouc d'un beau reflet Semblait braver mille équipées ; La laine les emmitouflait.
Leurs robes n'étaient point fripées.