HOQUET ET SUGGESTION
Clovis-Vincent a attiré l'attention de la Société médicale des Hôpitaux sur des faits possibles de suggestion, d’imitation. À la Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux (Séance du 17 décembre 1920), M. le Docteur Molin de Teyssieu a dit : « L'influence du psychisme sur le hoquet est très grande et l’on pourrait craindre que cet élément psychique ne devienne un facteur de diffusion de l'épidémie.
Le Docteur M... qui nous a communiqué trois cas de hoquet nous a signalé cette étiologie possible chez deux de ses malades, hommes du monde, au courant des nouvelles médicales et ayant entendu parler du hoquet. Il a essayé chez eux, sans résultat d'ailleurs, la suggestion. C'est en songeant à ces faits possibles que nous avons appelé au début de notre travail, le hoquet épidémique : la maladie à la mode de 1920.
L'histoire du couvent de Monterey, où toutes les religieuses furent saisies de hoquet au point de ne plus pouvoir chanter mâtines, en est un exemple saisissant, Il s’est répété d’ailleurs plusieurs fois dans l'histoire. Le bâillement, le fou-rire, l’éternuement sont contagieux ; pourquoi le hoquet ne le serait-il pas? L’imitation d’un hoquet est chose difficile, cependant sur un terrain névrosé la chose est possible. Nos malades ne pouvaient être suspectés d'hystérie. Presque tous ignoraient le hoquet épidémique et les docteurs eux-mêmes l’observaient pour la première fois. Nous savons aussi que l'épidémie frappe pus souvent les hommes que les femmes.
Toutes les manifestations hystériques s'arrêtent durant
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