‹ Le Hoquet Épidémique à BordeauxChapitre 31 sur 31 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° De l'ensemble de nos observations il résulte que le hoquet épidémique a sévi à Bordeaux comme à Paris, au commencement de l'hiver dernier. Son début remonte au 15 novembre 1920. Le maximum de l'épidémie a été au mois de décembre. Elle s'est éteinte lentement en janvier et février.

20 11 est impossible de par la bénignité de l'affection de donner le nombre des cas exacts. Nous avons eu connaissance de 24 environ, presque tous chez des hommes.

30 La maladie a consisté en un hoquet Couinu durant jour et nuit, allant comme durée de 36 heures à 10 jours, avec moyenne de 3 jours. Il s’accompagnait de courbature, mal de gorge léger, catarrhe gastrique et deux fois de frottements pleuraux et de râles fins.

4e Aucune complication. Aucune séquelle. Aucun rapport avec l’encéphalo-myélite épidémique ni avec la grippe. Il s'est présenté comme une affection bénigne, presque monosymptomatique, évoluant rapidement et pas du tout contagieuse.

50 En faisant la part de ce qui peut revenir à l'hystérie, des cas de hoquet dans l’encéphalite, nous pensons que le hoquet épidémique est le réveil, sous l'influence de causes

NVR EEE :

épidémiologiques que nous ne pouvons préciser, d’un germe, banal sans doute, infectant les voies digestives et respiratoires supérieures et déterminant une irritation des filets terminaux du pneumogastrique amenant le hoquet. L'action du froid est des plus nette comme cause occasionnelle.

6° L'aspirine s’est montrée le seul médicament véritablement efficace.

Vu : à Vu, bon à imprimer :

Le Doyen, Le Président de la Thése, Dr C. SIGALAS. R. CRUCHET.

Vu et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 26 avril 1921.

Le Recteur de l’Académie, THAMIN.

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