‹ Le Hoquet Épidémique à BordeauxChapitre 8 sur 31 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Communiquée par M. Ragot)

T... J..., chauffeur d'automobile, quarante-six ans, Bordeaux. Que'ques antécédents nerveux dans sa famille. Pas d’antécédents personnels pathologiques. A fait son service et toute la guerre. Grippe en janvier 1918 ; grippe légère puisqu'elle ne l'a pas fait évacuer du front; consistant en des malaises, de la fati gue, quelques céphalées, un vomissement, pas de phénomènes

pulmonaires. Elle dura trois semaines environ et fut traitée à l'aspirine. Depuis, tous les hivers, 18-19 et 20-21, il est repris des mêmes phénomènes vers le mois de décembre, mais cet état ne dure qu'une semaine environ. , |

Au commencement du mois de décembre 1920, brusquement, pendant son travail et en pleine santé, le hoquet survint, très violent toutes les six ou sept secondes. Ce hoquet dura quarantehuit heures sans arrêt, ni le jour ni la nuit. A certains moments, cependant, les secousses s’espaçaient et il en profitait pour prendre quelque nourriture ; il ne lui aurait pas été possible de faire un long repas. Il avait très légèrement mal à la tête el le second jour l'épigastre était naturellement douloureux. Le hoquet cessa très: brusquement et deux jours après, son état grippal de chaque hiver se réveilla ; il se traita par le lit et quelques tisanes et guérit en huit jours complètement.

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