ACTE V
STI.7AIN, il qui Gailloohet • montré Philippe.
Le voilà!
(n entend dei voix ; il «perçoit Gdillochet et Sylvain prêt de le porte; il approche et reconaalt Sylvain.)
PHILIPPE
Mon Dieu! vous m’avez rèndu mon frère. (A genoux.) Tu es seul, tu pleures.
SYLVAIN
Elle a été bien défendue !.«. Je t’nssurs que je l'ai bien défendue.
PHILIPPE
Elle est condamnée ?
SYLVAIN
• )ui.
PHILIPPE
A... la mort V
SYLVAIN
Oui.
PHILIPPE
Que fait-on quand on est condamné, Guillochet? Y at-il un recoi^ possible?... Non, un sursis. Oh! un sursis, on peut Eobtenir. Des gens que je connais l’ont obtenu. Moi, je dirai... Je suis médecin, moi, il faudra bien qu’on m’entende; je dirai que cette pauvre femme... Oh ! rien... Non I je ne veux pas...
SYLVAIN
Le voir souffrir ainsi.
Adieu, Sylvain.
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LE HUSSARD DE BERCHEKY
SYLVAIN
Où vas-tu ?
„ , , PHILIPPE
Ne m’accuse pas de ne pas t’aimer', je t'aime, mais tu n’as pas besoin de moi.
, .. ,v , SYLVAIN.
Où vas-tu? * ' . .
PHILIPPE
de vais mourir avec elle. Il faut qu’elle me trouve là, au moment où elle" m’appelle tout bas, où elle se dit : Je croyais que Philippe m’aimait ! '
SYLVAIN, ,
Va. ■ ‘ '
Il me laisse partir; c’est qu’il n’est plus temps. Oui, ce tribunal prononce un mot, et la mort foudroie. Ainsi cette femme jeune, charmante, que je voyais ici tout à l’heure, dont je sens encore la main dans les miennes, aussi ! Suzanne est morte I Ah I mon frère ! Ah I mon Dieu !
( Il toinbe anéanti sur le canapé. 11 s'y absorbe dans une immobilité semblable à la mort.)