‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 15 sur 118 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ULRICH, seul.

Moi ! un vieil homme de guerre rompu aux ruses du métier, je viens de commettre une faute ; je me suis*| ’ ' . 2 .

LE HUSSARD Î)É BERCHENY

laissé emporter par l’indignatiou!... Elle n’a plus la jeunesse, elle n’a plus la beauté qui la faisaient irrésistible, lorsqu’il y a'^ingt ans, mariée au plus loyal des hommes, déjà mère de ce fils, dont elle eût dû respecter lo berceau, elle vint à Schœnbrunn, supplier l’Impératricè d'accorder à son mari un commandement militaire destiné à le retenir loin d’elle jusqu’à ce qu’elle eût pu lui dérober sa faute. Adultêr-e hypocrite qui se cherchait une complice dans la gépéfeuse souveraine.. Marie- Thérèse ne fut pas sa dupe ; elle accorda le commandement, sauvant ainsi l’honneur du mari, mais se réservant de châtier un jour la coupable. Le châtiment a éolaté. Le comte de Manstein a vengé son frère; seulement il lègue à Suzanne une mortelle ennemie. Die* merci, je suis là!... Mais il n’est plus temps de s’alarmer, de réfléchir. Le jour baisse, il faut songer, au départ. Prévenons Suzanne. Ahl 'je la vois avec nos Hongroises.

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