‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 48 sur 118 · ACTE ni · texte numérisé non relu

ACTE ni

Vo3'ons, monsieur Jacquelein, est-ce quinze mille, cette fois?...

JACQUELEIN, avec aplonih.

Dix-huit mille, monseigneur.

(Il sort.)

LA MARQUISE

Ils sont fous tous deux...

LE DUC

Voilà, madame, comment les affaires vont changer... si vous n’avez pas d’autre espoir...

LA MARQUISE

J’ai autre chose... vous serez payé plus tôt que vous ne croyez. ' - '

LE DUC

Si vous me l’affirmez ainsi, madame...

GASTON

Eh! ma mère, je vous en conjure. pa.s de détours entre gens comme nous. M. le duc m’a fait crédit gracieusement tant qu’il a pu, il a besoin aujourd’hui qu’on le paye... On ne peut pas le payer, mais il ne faut pas se jouex de sa patience. Monsfcur le duc, je sens bien que vous perdrez votre argent,je vous déclare qu’il est perdu.

LE DUC

Eh bien! vous êtes franc, vous!

LA MARQUISE

Et moi, je vous répète et vous déclare, monsieur le duc, qu’avant peu, mon fils aura payé toutes ses dettes et sera en mesure de changer ses créanciers en débi-

LE HUSSARD DE DERCIIEAY

teurs... Quand je parle, mon cher Gaston, laissez-moi toujours parler.

GASTON

Si vous avez découvert... une mine d’or...

LE DUO

Dans ma maison...

LA MABQUISE.

Pourquoi pas?... Mais sérieusement.,, connaissez-vous bien vos voisins, monsieur le duc?

LE DUC

Tous... On vit en famille, maintenant,., les maisons ne sont plus des hôtels, ce sont des lapiniôres.

LA MARQUISE

Vous avez au second...

Les Rozel.'..

LE DUC

lîozel !...

GASTON

(Signe de lu marquise h son fils.)

> LE DUC

Les frètes Rozel... charmants..., Ah! ce n’est pas chez eux que vous aurez trouvé la mine d’or... R n’y a que du fer, là... les bistouris du jeune, et les sabres de l’aîné!... mais quels sabres! et quels bistouris!... Je les fréquente volontiers, ces jeunes gaillards, car si nous étions jamais assiégés... quels moulinets ! •

GASTON

Vous avez pour voisin le médecin... et...,

i.E Dire. '

Et le hussard...

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