ACTE IV
LE CONOIEEQE, essayant de lire.
Hou... brrr... cor... acoor... AhI le soleil, comme ça me brouille.
OüILLOCUET, H Clotilde.
C’est avec l’écriture qu’il est brouillé... Voulez-vous qu’on vous aide un peu?
LB CONCIERGE
Volontiers... pour ces gueuses de petites lettres...
OUILLOCHET.
Donnez... (Lisant.) Augmentation de quatre cents livres aceor... dée au concierge Choufard.
LE CONCIERGE
Quatre cents livres!... ça y est?...
GÜILLOCHET.
Dame! épele^S... ' ‘
LE CONCIERGE
Et c’est à vous, citoyen greffier, que je dois... GUILLOCUET.
Oh! non, je n’ai pas le bras assez longpourcela, moi; Tenez... remerciez madame. C’est elle qui a des protections, des amis.
LE CONCIERGE
Des amis!... oh! elle peut s’en flatter... Et ici... tenez, citoyenne, soyez écrouée ici, avec votre mari... je ne vous dis que ça.
CLOTILDE
Merci !
GUILLOCHET.
Mais soignez bien votre troupeau !
LE HUSSARD DE DERCIIENY
■ LE CONCIBEGB.
Comme des moutons, je suis leur père. -
Jl sort.)
JACQUSLEIN, qui a préparé le chocolat du duc, à Ini-mêmo, haut.
Le père tondeur... oli! madame nous fera sortir d’ici un de ces matins...
CLÛTILDE, iiGuillochet.
Je m’en garderais bien.
GüILLOCHET.
Bah! .
CLOTILDE
C’est moi qui l’y ai fait mettre. Libre ! il était perdu. Mon pauvre duel... Ah ! sa vie m’est plus précieuse que ia mienne... Ici, voyez-vous, il est dans un asilé, on l’oublie... Il me faisait frémir avec son Jacquelein, ses déclamations, ses imprudences perpétuelles. Croyezvous qu’il est allé l’autre jour réclamer une vieille dette chez cette marquise de Manslein, cette femme dangereuse, dont mes amis m’ont tant recommandé de me défier, et qu’on soupçonne entre nous d’avoir fuit dénoncer et arrêter Suzanne?
GÜILLOCHET.
Je le sais... j’ai cette femme en horreur.
CLOTILDE, haut.
A-t-on vu Philippe, ce matin?
JACQÜELEIN.
Le docteur est. à sa visite, madame, il achève son dernier malade.
,qi .9ort.) ,