U1LL0CHET
Au boa momeut, soyez tranquille... Avancez ici, citoyen Clioufard.
OLOTILDE.
Notre brave conci.erge... . ^ •
GUILLOCHET. '
Pôre des moutons ! •
CLÛTXLDE.
On vous amène une pensionnaire 5 oh! mais pour celle-là, vos gants, citoyen Choufard.
GUILLOCHET.
Vos mitaines à quatre pouces l
LE CONCIERGE
On la gàterq.
CLOTILDE
Venez, que je vous montre l’appartement qu'il faudra lui donner; mon ancienne chambre, venez.
(Ils sortent.)
JACQUELEIN, qui pendent la scène précédente est sorti et rentré plusieurs fois pour son service.)
Monsieur Guillochet... Bah! le voilà parti et je suis sans nouvelle ce matin. Calme plat. J’ai eu beau questionner, écouter, fouiller partout, que pourrai-je bien trouver pour ragaillardir un peu monseigneur.. Quand il était libre, il lui fallait peu de chose — une petite conspiration — -son invasion ordinaire... quelque bataille perdue. Et il était content toute la journée... il digérait... Mais un propriétaire détenu dans son propre hôtel!... Voilà un coup d’assommoir. Cela rend un homme difficile. Il faudrait lui servir quelque chose Je piquant, de ravigotant...
LE HUSSARD DE BERCHENV
GUILLOCHET, « lui-même. (Sortant de gauche.)
Neuf heures, je n’ai plus qu’un quart heure av'ajit mon greffe. ■ -
JACQUELEIK.
Ah! monsieur Guillochet, à mon secours, rien qu’une petite nouvelle... , , ,
GUILLOCHET.
Tantôt.
(11 sort.)
JACQUELEIN, qui le voit partir. ^
Toujours courant!... Comment vais je faire pour aujourd’hui!... (A un vieillard détenu qui lit le journal.) Ah! monsieur, vous qui lisez le journal... '
LE DÉTENU
D’avant-hier.
JACQUELEIN.
C’est égal; y a-t-il quelque chose de fort?
LE DÉTENU
Oh! de très-fort!... une véritable révolution, mon c’aer monsieur...
JACQUELEIN, joyeux. - :
Une révolution!... encore!... Voilà mon affaire.
LE DÉTENU
Les débuts d’une petite danseuse de cinq ans... divine... divine!...
JACQUELEIN, triste.
r Ce n’est pas cela.
(Il s’éloigne assombri.) ^