‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 10 sur 190 · selon le style romain · texte numérisé non relu

selon le style romain

de lo lire : au mois d'août, le P. Nouet attaqua en chaire le livre d'Arnauld, et eu décembre, les évoqués présents à Paris, réunis cliez Mazarin — (Jodeau fut du nombre — forcèrent le prédicateur à faire par écrit des excuses à l'épiscopat, dont quinze membres avaient approuvé la Fréquente communion\ Député à l'Assemblée générale que le clergé de France tint à Paris en 1645 et 1646, l'évoque de Grasse et Vence combattit les casuistes dans l'oraison funèbre qu il y prononça à propos de la mort de l'évêque de Bazas, flétrit des livres que l'on soupçonnait les Jésuites d'avoir composés et qui n'étaient pas respectueux de l'ordre épiscopal, vanta « cet illustre invisible qui les a si admirablement réfutés, ce défenseur si désintéressé de la hiérarchie et de vos jugements, Messeigneurs » : il s'agissait de Saint-Cyran et de son Petras Aurelius^. Durant cette assemblée, il dénonça la lettre que Raconis, évoque de Lavaur, avait écrite au Pape et qui accusait des prélats français de favoriser le calvinisme et de pousser au schisme; il fut, avec l'archevêque deSens^, chargé de protester auprès du nonce et d'écrire ensuite au Saint-Père. Enfin, l'Assemblée le pria de composer un éloge en latin du Petrus Aurelius* qui, publié en 1632 sous le voile de l'anonyme, approuvé par celle de 1635, réimprimé aux frais de celle de 1641 — mais l'ouvrage, très dur pour les réguliers, fut saisi par le chancelier — allait être imprimé de nouveau, à l'exception de quelques phrases où le prétendu « Petrus Aurelius, theologus », avait sévèrement traité les réguliers. Godeau lut cet éloge d'« Aurelius » — il ne nommait pas Saint-

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